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Dans le cadre d’une initiative visant à revitaliser l’économie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, a annoncé l’introduction de nouvelles pièces de monnaie qui seront mises en circulation dès le mois d’avril 2025.
Cette réforme monétaire répond à une problématique persistante : la pénurie de petites coupures qui complique les transactions quotidiennes pour les citoyens et les commerçants. En effet, de nombreux marchés et commerces de proximité peinent à effectuer des échanges rapides en raison du manque de monnaie. Le gouverneur Bangui a déclaré : « Nous avons écouté les préoccupations des populations et des acteurs économiques. Ces nouvelles pièces sont essentielles pour fluidifier les échanges. »
Les nouvelles dénominations incluront une pièce innovante de 200 francs CFA, permettant de réduire la dépendance aux billets pour les petites transactions. Au total, neuf dénominations seront disponibles, offrant ainsi une plus grande flexibilité dans les échanges financiers.
Mais cette réforme ne se limite pas à des considérations pratiques. Les nouvelles pièces seront ornées de motifs symboliques reflétant des thématiques clés telles que l’intégration régionale, l’éducation, la santé, et le rôle des femmes dans le développement socio-économique. Cela marque une volonté d’ancrer ces pièces dans le tissu culturel et social des pays de la Cémac.
Le projet a été validé par le comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale en mars 2023, et son lancement est perçu comme une étape cruciale vers la modernisation du système monétaire. La BEAC espère ainsi renforcer la confiance des citoyens envers leur monnaie et encourager une utilisation plus dynamique des espèces dans les transactions.
Avec cette initiative, la BEAC se positionne comme un acteur clé dans la promotion de l’intégration économique et la facilitation des échanges au sein de la région, tout en répondant aux besoins pressants des populations.