C’est sous une atmosphère chargée d’émotion et d’enthousiasme que les opérations d’indemnisation des personnes affectées par le projet d’aménagement de la zone industrialo-portuaire des berges de la Dibamba ont été officiellement lancées. Le préfet de la Sanaga Maritime, Cyrille Yvan Abondo, a donné le coup d’envoi de cette importante étape le 3 juillet 2025 à Édéa, en présence des autorités administratives, traditionnelles, des représentants du Port Autonome de Douala (PAD) et du partenaire privé Ariza.

Une cérémonie marquée par l’espoir et la satisfaction

Dès les premières heures de la matinée, la préfecture d’Édéa a été prise d’assaut par une foule nombreuse et impatiente. Hommes et femmes, tous concernés par les expropriations liées au projet, affichaient des visages radieux, soulagés à l’idée de recevoir enfin leur juste compensation. L’ambiance électrique témoignait de l’importance de cet événement pour ces populations, qui voient en cette indemnisation le début d’une nouvelle ère.

Ce projet, porté par une vision présidentielle visant à transformer la façade économique du Cameroun, constitue un levier majeur pour le développement industriel et portuaire du pays. En permettant la transformation locale des matières premières et en réduisant la dépendance aux importations, il participera activement à la croissance économique nationale.

Un processus encadré et transparent

Dans son allocution, le préfet de la Sanaga Maritime a rappelé que cette indemnisation s’inscrit dans le cadre des mesures d’accompagnement social destinées à garantir une réinstallation équitable des populations impactées. Il a salué l’engagement des différents acteurs, notamment le Port Autonome de Douala et son partenaire privé Ariza, pour leur implication dans ce processus.

Pour Sylvestre Mezatio, conseiller technique représentant le directeur général du PAD, cette étape concrétise le décret du Premier ministre du 24 mars 2025, autorisant l’indemnisation d’une première vague de bénéficiaires.

129 bénéficiaires pour un montant global de plus d’un milliard trois cent millions de FCFA

Pour cette première phase, 129 personnes ont été retenues, dont 127 sur le domaine public et 2 sur le domaine privé. Le montant total alloué s’élève à plus d’un milliard trois cent millions de FCFA, une somme conséquente qui permettra aux concernés de se reconstruire dans des conditions dignes.

Cette indemnisation ne se limite pas à une simple compensation financière : elle s’accompagne d’un dispositif d’accompagnement visant à faciliter la réinstallation des populations et à assurer leur insertion socio-économique. Une démarche saluée par les bénéficiaires, qui y voient une marque de considération de la part des autorités.

Un projet structurant pour l’économie camerounaise

Au-delà de l’aspect indemnitaire, ce projet de zone industrialo-portuaire représente une opportunité majeure pour le Cameroun. En modernisant les infrastructures portuaires et en favorisant l’industrialisation locale, il contribuera à :

  • Renforcer la compétitivité économique du pays ;
  • Créer des emplois directs et indirects ;
  • Dynamiser les échanges commerciaux régionaux et internationaux ;
  • Réduire la dépendance aux importations grâce à la valorisation des ressources locales.

Le lancement de cette phase d’indemnisation marque ainsi une étape décisive dans la réalisation de ce projet ambitieux, qui devrait avoir des retombées positives sur l’ensemble de l’économie nationale.

Perspectives et prochaines étapes

Les autorités ont rassuré les populations quant à la poursuite du processus, avec l’indemnisation progressive de tous les ayants droit identifiés. Des mécanismes de suivi et de médiation ont été mis en place pour garantir la transparence et l’équité à chaque étape.

Pour les bénéficiaires, cette journée restera gravée dans les mémoires comme le symbole d’un début de réparation et d’une promesse de développement. Reste maintenant à concrétiser pleinement les engagements pris, afin que ce projet profite à tous et participe réellement à l’émergence économique du Cameroun.

Amélie Dita

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