Dans une déclaration choc, Léon Theiller Onana officialise sa candidature à la présidentielle et dénonce l’imposture d’un système corrompu qui paralyse le Cameroun depuis des décennies.
Yaoundé, le 18 juillet 2025 – L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans l’arène politique camerounaise. Ce vendredi 18 juillet, Léon Theiller Onana, une figure montante de la scène politique nationale, a officiellement déposé sa candidature à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Un geste audacieux qui vient briser le silence complice autour de la prétendue “naturalité” de la candidature de Paul Biya, présenté par ses courtisans comme l’unique option pour le Cameroun.
Dans une déclaration solennelle, Onana a affirmé avoir rempli toutes les conditions légales, conformément à l’article 123, alinéas 4 et 5 de la loi électorale, devant ELECAM et le Conseil constitutionnel. Mais au-delà de la procédure, son message est clair : le Cameroun a besoin d’un renouveau démocratique, loin des calculs égoïstes d’une oligarchie qui se nourrit de la stagnation du pays.

La preuve que la jeunesse s’éveille désormais...
Paul Biya, “candidat naturel” ? Une farce orchestrée par des profiteurs
Depuis des années, le régime de Paul Biya se maintient au pouvoir grâce à un système bien rodé : une poignée d’opportunistes, de “mangeurs” et de barons du RDPC, qui profitent de leur proximité avec le pouvoir pour s’enrichir sur le dos du peuple. Ces derniers, par hypocrisie et intérêt personnel, continuent de propager l’idée que Biya serait le “candidat naturel” du Cameroun, alors même que le pays s’enfonce dans les crises (économique, sécuritaire, sociale).
“Qu’y a-t-il de naturel dans un pouvoir qui dure depuis plus de quatre décennies, sans véritable alternance ?”, interroge Onana dans son discours. “Qu’y a-t-il de naturel dans des élections truquées, dans un parti qui étouffe les voix dissidentes, dans une jeunesse sacrifiée par le chômage et l’exil ?”
Le ton est sans équivoque : le “candidat naturel” n’est qu’un leurre, un prétexte utilisé par une caste prédatrice pour perpétuer son règne.
Léon Theiller Onana : l’appel au sursaut national
Contrairement à ceux qui voient la politique comme un moyen de s’enrichir, Léon Theiller Onana se présente comme le porte-étendard d’un Cameroun unifié, prospère et libéré des chaînes de la gabegie. Son engagement repose sur trois piliers :
- La rupture avec la gouvernance clanique – Fin du népotisme, des détournements et de l’impunité.
- La relance économique par l’autonomisation des jeunes et des PME – Priorité à l’emploi et à l’industrialisation locale.
- L’unité nationale – Refus des divisions ethniques et régionales, souvent instrumentalisées par le pouvoir pour diviser.
“Je ne viens pas pour continuer le système, je viens pour le changer”, martèle-t-il. “Le Cameroun n’appartient pas à une poignée d’hommes ; il appartient à ses 30 millions d’habitants.”
Un défi lancé à ELECAM et au Conseil constitutionnel
En déposant son dossier dans les règles, Onana met également la pression sur les institutions en charge des élections. “Je suis en conformité avec la loi, maintenant, à eux de jouer leur rôle en toute impartialité”, déclare-t-il. Un message subtil, alors que les précédents scrutins ont souvent été entachés de fraudes et de manipulations en faveur du pouvoir en place.
Et maintenant ?
La bataille s’annonce rude. Le RDPC, machine bien huilée, ne lâchera pas facilement le pouvoir. Mais avec une jeunesse de plus en plus consciente et excédée par les promesses non tenues, le discours de Onana pourrait trouver un écho grandissant.
“Le 12 octobre, le peuple camerounais aura le choix entre continuer dans le mensonge ou opter pour une véritable alternative”, conclut le candidat. “Moi, je fais le pari de la confiance et du courage.”
Une chose est sûre : le mythe du “candidat naturel” vient de prendre un sérieux coup. Et l’hypocrisie des “mangeurs” n’a plus lieu d’être.
Le Cameroun veut du changement. Et ce changement, c’est maintenant.
Emmanuel Ekouli
