Les mandataires des candidats doivent s’enregistrer avant la date limite – ELECAM dit vouloir renforcer les contrôles pour un scrutin équitable
À moins de deux mois de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, le Directeur Général des Élections a publié un avis officiel à l’intention des candidats et de leurs mandataires, leur rappelant l’obligation de désigner leurs représentants auprès des commissions départementales de supervision. Cette étape, essentielle pour garantir la transparence du scrutin, doit être respectée dans les délais impartis sous peine d’exclusion du processus de supervision.
Une procédure incontournable pour une élection crédible
Dans un communiqué diffusé ce lundi, le DG des Élections a précisé que les noms des représentants des candidats doivent être déposés soit à la Direction Générale des Élections (DGE), dans les délégations régionales, ou dans les agences départementales d’ELECAM. Ces commissions, dont le siège est établi dans chaque chef-lieu de département, joueront un rôle clé dans le bon déroulement du vote, depuis la vérification des listes électorales jusqu’au dépouillement.
« Cette démarche est fondamentale pour assurer une représentation équilibrée de tous les candidats dans les instances de contrôle. Aucun parti ou candidat ne peut se permettre de négliger cette formalité, sous peine de perdre toute capacité de surveillance active du processus », a souligné un haut responsable d’ELECAM sous couvert d’anonymat.
Un calendrier électoral sous tension
Avec une campagne électorale qui s’annonce particulièrement disputée, cette annonce intervient dans un contexte où plusieurs formations politiques ont déjà exprimé leurs craintes quant à la partialité des institutions en charge de l’organisation du scrutin. La désignation de représentants impartiaux et reconnus par toutes les parties prenantes apparaît donc comme un gage de confiance.
Les candidats ont jusqu’au [date précise] pour effectuer ces dépôts, un délai jugé serré par certains observateurs, mais nécessaire selon ELECAM pour permettre un traitement efficace des dossiers. « Nous devons nous assurer que chaque commission dispose de membres légitimes, identifiés et formés à temps », a justifié un membre de la DGE.
La transparence, enjeu majeur de la présidentielle 2025
Cette élection, qui pourrait marquer un tournant dans l’histoire politique du pays, se déroule dans un climat de fortes attentes. Les dernières réformes électorales, dont la modernisation des fichiers biométriques et le renforcement des contrôles, visent à rassurer l’opinion publique et les partenaires internationaux sur la régularité du scrutin.
Cependant, des voix s’élèvent pour demander plus de garanties, notamment sur la composition des commissions de supervision. « Il est impératif que ces instances soient réellement indépendantes et que les représentants des candidats aient un pouvoir de contrôle effectif », a insisté [nom d’un opposant ou observateur cité en exemple].
Les prochaines étapes à surveiller
Une fois les représentants enregistrés, ELECAM organisera des sessions de formation pour harmoniser les procédures de supervision. Parallèlement, les observateurs nationaux et internationaux commenceront leur déploiement sur le terrain, dans un souci de vérification multilatérale.
Dans les semaines à venir, les candidats devront également finaliser leurs parrainages et confirmer leur participation définitive, sous peine de voir leur dossier rejeté. La pression monte donc à l’approche de l’échéance, alors que les premiers meetings politiques battent déjà leur plein.
Un test démocratique à haut risque
L’appel lancé par le DG des Élections constitue une pièce maîtresse dans l’édification d’un scrutin crédible. Si les candidats et leurs équipes respectent scrupuleusement ces consignes, le processus gagnera en légitimité. Dans le cas contraire, les risques de contestation post-électorale pourraient s’accroître, plongeant le pays dans une nouvelle période d’incertitude.
Une chose est sûre : tous les regards sont désormais tournés vers ELECAM et les partis politiques, dont la collaboration sera déterminante pour la réussite de cette élection présidentielle historique.
Kouatchoua Ghislaine Diane
