La rencontre, reconnue à plus d’un titre comme stratégique, a eu pour cadre la permanence du RDPC dans l’arrondissement de Garoua 1er. Elle a réuni autour de monsieur Mbaïrobé, Chef de la Délégation Départementale Permanente du parti pour la Bénoué, toutes les forces vives de la Bénoué que compte ce parti le 22 août : les présidents de section, les directeurs généraux et d’administration centrale, les parlementaires et hommes d’affaires qui se prévalent du parti.

L’objectif ici est clair, tout le monde sait que la bataille sera rude. La grande difficulté de celui qui a décidé de cette rencontre est que, des onze candidats que le candidat de son parti va devoir affronter, deux d’entre eux parmi les plus sérieux prétendants sont de ce département, il s’agit de : Bello Bouba Maïgari, candidat du l’UNDP et Issa Tchiroma Bakary du FSNC, deux anciens ministres du régime qui ont décidé de challenger le candidat qui pendant des décennies, les a tenu à bout de bras.

Un adage ne dit-il pas : « qui veut voyager loin, ménage sa monture »? Un autre parle de « la vie qui appartient à ceux qui se lèvent tôt ». l’initiative prise par Gabriel Mbïrobé pour se préparer et préparer les cadres de son parti plus d’un mois avant le début de la campagne électorale montre deux choses, l’une impliquant l’autre : d’une part, le Président National du parti, Paul Biya a fait un choix de premier ordre en le coptant au comité central et en le confirmant comme chef de la délégation départementale permanente du parti pour la Bénoué et, d’autre part, l’homme est parfaitement conscient des enjeux et il a décidé de s’assumer et d’assumer la charge avec fougue, bravoure, engagement et responsabilité. Sachant ce qui l’attend, il a réuni autour de lui, ses plus proches collaborateurs du parti et tous ceux qui, de par leurs responsabilités respectives et leur devoir envers le parti, auront un rôle à jouer dans la mobilisation des électeurs, les destinataires finaux pour le succès au soir du 12 octobre prochain.

Quand on parle d’opposition, le ministre Mbaïrobé sait bien de quoi il en découle, ici elle ne sera pas académique, elle sera bien réelle voire virulente. Il ne fera pas face à des novices, ni des figurants, mais bien plutôt à des hommes politiques rompus et particulièrement rotors.

Dans une zone où le vote peut avoir un caractère sentimental et où ceux en face de lui voudront, sans vergogne, évoquer la fraternité ou la proximité physique et géographique qui les lie aux électeurs, pendant l’autre sera « l’étranger », faisant fi des réalisations du régime qui n’a jamais fait montre de sectarisme, ni de nombrilisme. Il a certainement été question de cela aussi parmi les recommandations que le ministre a partagé avec ces invités circonstanciels. Il n’ignore par exemple pas que les autres pourraient amener le combat parfois en deçà de la ceinture.

Malgré tout, il préférera le débat au combat car au soir du 12 octobre où il espère sortir vainqueur pour son candidat, il ne restera que des camerounais frères et sœurs appelés à vivre ensemble, car lui, sait que son candidat a toujours été le Président de tous les camerounais et qu’en plus, il n’y a jamais eu à aux yeux de Paul Biya que des camerounais, indépendamment de leur origine ethnique, tribale ou religieuse. C’est dans ce triptyque qu’il compte mener la campagne pour faire gagner son candidat à cette élection. Tout semble devoir de jouer entre les candidats Paul Biya, Bello Bouba et Issa Tchiroma dans le département de la Bénoué.

Le patron du RDPC pour ce département sait qu’il devra ressortir toute sa finesse ; ses capacités d’écoute et sa force de mobilisation pour espérer un résultat favorable à son candidat. Il va devoir faire montre de collaboration et de disponibilité vis-à-vis de tous ceux qu’il a réuni autour de lui le 22 août dernier comme il l’a toujours fait, du moins, jusqu’ici et, c’est sans doute pour cela qu’il les a réuni, c’est parce qu’il croit à la force de l’union.

Selon lui, ce n’est pas une affaire individuelle mais un travail d’équipe où chacun apportera sa pierre à cet édifice pour un aboutissement heureux qu’il souhaite célébrer avec tous, après la fin de tout le processus électoral mais déjà, il veut que l’apport de la Bénoué pour le candidat de son parti soit honorable. Il y croit et il a des raisons pour ça.

François Ndi

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