François Zavier Fonkou Wolong, le loup politique de la Mifi, en dépit de frustrations politiques et coups fourrés souvent essuyés, ne désarme pas et se dit partant pour les élections régionales qui sont prévues le 30 novembre 2025.
Monsieur FONKOU WOLONG François Zavier, le corps électoral vient d’être convoqué pour les élections régionales prévues le 30 novembre 2025. Vous êtes président de la sous-section RDPC Toket CEBEC / Bafoussam III, président de la célèbre association pour le développement de Mifi , « CODEMI », très reconnue pour ses œuvres sociales. Malheureusement vous êtes vivement combattu par certaines élites du RDPC de la Mifi en particulier, et de l’Ouest en général. Après vos déconvenues lors des élections régionales 06 décembre 2020 , où la commission locale avait opposé une fin de non-recevoir à votre dossier de candidature, êtes-vous prêt à affronter à nouveau vos détracteurs pour l’échéance du 30 novembre 2025 ?
Je vous remercie, avant tout, pour l’intérêt que vous portez à mes activités sociales et politiques. Pour répondre à votre question, je commence à reconnaître que cette fois encore j’ai à faire pratiquement aux mêmes acteurs qu’en 2020, du coup il est possible que nous revivions le même scénarios. Même si le décès du plus influent membre de la commission de l’époque pourrait changer quelque chose. Toutefois, pour ceux qui persistent à se croire intouchables, faut-il rappeler que le temps demeure une arme de remise en question qui ne trompe jamais?
Quoi qu’il en soit, malgré les soubresauts et les peaux de bananes, il n’est pas de ma nature de signer forfait avant d’avoir livré une bataille. En d’autres termes, jeter le manche avec la cognée. La politique obéit à des stratégies souvent complexes et mouvantes. Même les épreuves les plus rudes, allant jusqu’aux menaces sur l’atteinte sur l’intégrité physique comme cela a été mon cas en 2022 — où je n’ai eu la vie sauve que grâce au courage des Forces de Maintien de l’Ordre qui ont su déjouer ce qui se préparait contre ma modeste personne — ne m’ont pas dissuadé. Je ne vois donc pas ce qui pourrait m’empêcher, en 2025, à constituer mon dossier et à postuler, non seulement comme conseiller régional, mais également comme candidat à la présidence du Conseil régional de l’Ouest.
Certaines de ces élites, qui m’ont toujours mis les bâtons dans les roues, auraient préféré me voir écarté du terrain, notamment à l’approche de la campagne pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Même s’il est regrettable de constater que, sur le terrain, les directives édictées par Son Excellence Paul Biya, Président National du RDPC, aussi bien pour la conduite des campagnes électorales que pour la recevabilité des candidatures aux régionales, ne soient pas toujours respectées dans la Mifi. Toutes choses qui s’expliquent par de graves déchirements au sein du RDPC, dans ce département, entre élites, lesquels ne seraient pas sans conséquences sur les résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, si des mesures adéquates ne sont pas prises dès à présent.
Quoi qu’il en soit, mon dossier est en cours de constitution et j’attends de voir, cette année encore, quelle carte sera jouée contre moi.
Monsieur le président, qu’est-ce qui explique, selon vous, l’acharnement de vos camarades du même parti à votre encontre ?
Je crois que c’est avant tout mon dynamisme, ma proactivité et ma capacité d’innovation qui dérangent et qui les contrarient. Ces valeurs humaines et politiques qui mettent en lumière le décalage qu’il y a entre mes réalisations et leurs promesses sans cesse répétées mais rarement tenues. À cela s’ajoutent le détournement des projets destinés aux populations et une vision du développement que je qualifierais d’aveugle : absence de routes dignes de ce nom ; manque d’eau potable, d’électricité fiable, d’accès à internet, et surtout l’absence de projets structurants générateurs d’emplois. Ces lacunes contribuent directement à l’exode des jeunes vers les grandes villes.
J’ai la ferme conviction qu’une fois intégré au Conseil régional, je saurais impulser une nouvelle dynamique et fédérer les énergies. Le développement de nos localités cessera d’être une chimère pour devenir une réalité tangible.
Disposez-vous, M. le président, d’une baguette magique pour propulser le développement de la région ?
Non, il n’est nul besoin de baguette magique. Le développement est avant tout une affaire de bon sens, de volonté politique et de sens élevé du service social ; c’est-à-dire la capacité de se mettre véritablement au service du peuple. Il s’agit de déployer les infrastructures et les leviers de base : eau, électricité, internet, projets générateurs d’emplois, mais aussi le développement des universités technologiques. Il est également essentiel de favoriser l’implantation de la diaspora et d’attirer les investissements des multinationales. Avec une telle approche, le développement deviendra non pas un slogan, mais une œuvre collective au bénéfice des populations.
Propos recueillis par Tsala Ndongo
