Yaoundé – Sur instruction du Chef de l’État, et dans le cadre de sa politique d’autonomisation et de développement de l’emploi, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (ai), le Pr Fuh Calistus Gentry, a présidé, hier mercredi au Hilton Hôtel de Yaoundé, un forum crucial dédié aux perspectives d’emplois pour les jeunes et les femmes ainsi qu’aux opportunités pour les PME/PMI camerounaises. Cette rencontre, qui s’inscrit dans la lignée des initiatives patronnées par le département ministériel en faveur de l’emploi, a été l’occasion de dévoiler des chiffres ambitieux sur la création massive d’emplois liée aux projets en cours.

Un potentiel de croissance et d’emplois considérable

Le ministre a révélé que le dynamisme du secteur minier national est porté par quinze projets en cours, qui emploient déjà 1 000 Camerounais. Selon les projections officielles, l’année 2026 devrait marquer un tournant avec la création de 7 500 emplois directs et 15 000 emplois indirects dans le secteur minier. À cela s’ajoutent 3 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects dans l’industrie de transformation minière, ainsi que 2 500 emplois dans le secteur pétrolier aval. Ces chiffres illustrent la volonté du gouvernement de faire des ressources naturelles un levier pour l’emploi des jeunes et des femmes, une priorité affirmée du gouvernement.

Les PME/PMI au cœur de l’écosystème économique

Le Pr Fuh Calistus Gentry a souligné que ces projets représenteront des opportunités considérables pour les entreprises camerounaises. Les domaines de la logistique, de la restauration, de la fourniture d’équipements de protection individuelle, de la maintenance ou encore de la gestion des déchets miniers sont identifiés comme des viviers de croissance pour les PME. Par ailleurs, la demande de main-d’œuvre qualifiée devrait stimuler l’émergence de métiers spécialisés, tels que conducteurs d’engins lourds et personnel de santé, offrant ainsi des perspectives de carrière diversifiées.

La formation, pilier de la stratégie gouvernementale

Conscient que la concrétisation de ces ambitions passe impérativement par la formation des compétences locales, le ministre a annoncé une avancée majeure. Un protocole d’accord a été signé avec DELTA Ressources Cameroon plc pour l’établissement d’une école des mines dans la région du Sud. Cet engagement vise à garantir que les jeunes Camerouniens soient formés aux métiers du secteur, assurant ainsi une adéquation entre les besoins des industries et les compétences de la main-d’œuvre nationale. Cette initiative s’ajoute aux efforts existants, comme l’autorisation récemment accordée pour la création de l’Ecole supérieure des technologies et mines de Bansoua, et renforce le rôle du Ministère dans le développement technologique et la promotion des investissements.

Un avenir à construire dans la transparence

Si l’annonce de ces milliers d’emplois potentiels est une lueur d’espoir pour une jeunesse en quête d’opportunités, elle place aussi le gouvernement face à une lourde responsabilité. La société civile et les partenaires techniques attendront de voir ces engagements se traduire par des réalisations concrètes sur le terrain, dans un secteur où les défis de la gouvernance et de la régulation restent entiers. La route est tracée, mais son achèvement dépendra de la rigueur et de la transparence avec lesquelles ces projets prometteurs seront menés à bien.

Yimga Senga Paule Sandra

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