Yaoundé, le 20 novembre 2025 – Le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a présidé, hier, une réunion de haut niveau avec les partenaires techniques et financiers du pays. L’objectif était d’évaluer et d’accélérer la réhabilitation des sections clés du corridor Douala-Bangui, un axe essentiel pour l’économie nationale et régionale.
Face à l’urgence de remettre en état cet axe stratégique, le ministre a insisté sur la tenue immédiate d’une rencontre technique. Celle-ci devra finaliser un calendrier précis pour les études actualisées et intégrer deux aspects techniques prioritaires : le renforcement de la structure de la chaussée et la modernisation des ouvrages hydrauliques. Une attention particulière a été portée au remplacement des neuf buses métalliques restantes par des dalots en béton, une mesure visant à améliorer la durabilité et la résistance de l’infrastructure.
Pour garantir un suivi rigoureux, M. Nganou Djoumessi a demandé l’élaboration d’un tableau de bord consolidé. Cet outil devra permettre un pilotage coordonné de l’ensemble des activités du projet. Le ministre a également confirmé la mobilisation de l’entreprise CABTE pour assurer l’entretien courant des sections concernées.
Un projet aux enjeux économiques majeurs
Le corridor Douala-Bangui joue un rôle capital dans les échanges économiques en Afrique centrale. Il constitue la principale artère pour l’acheminement des marchandises entre le port de Douala – poumon économique du Cameroun – et la République centrafricaine, pays enclavé. La réhabilitation de cette route devrait fluidifier le trafic, réduire les coûts logistiques et stimuler significativement l’activité économique dans toute la sous-région.
L’engagement des partenaires techniques et financiers, dont la Banque islamique de développement (BID) et la Banque mondiale, est crucial pour la concrétisation de ce projet d’envergure. Leur soutien réaffirmé lors de cette réunion est un signal fort en faveur de la matérialisation de ces investissements indispensables au développement des infrastructures camerounaises.
◼︎ Pourquoi c’est important :
La réhabilitation du corridor Douala-Bangui est plus qu’un simple chantier routier ; c’est un projet structurant pour l’intégration économique régionale. En sécurisant et en modernisant cette voie, le Cameroun consolide sa position de plaque tournante logistique en Afrique centrale, un objectif stratégique que le pays poursuit activement, comme en témoigne l’inauguration récente du pôle logistique de Garoua-Boulaï.
Christophe Ndongo Tsala
