La rencontre entre le maire de la commune de Bonaléa, Ernest Mpocko, et les professionnels des médias, tenue le samedi 10 janvier, a tenu toutes ses promesses.

Marquée par des échanges francs, directs et constructifs, cette rencontre a permis au magistrat municipal de lever le voile sur la méthode de gouvernance qui a conduit à des résultats majeurs au cours de son premier mandat (2020–2025).

Les hommes et femmes de médias ont massivement répondu à l’invitation, se retrouvant dans la salle de la Recette municipale de Souza pour une rencontre à la fois institutionnelle et conviviale — une grande première, ou presque, dans le département du Moungo, région du Littoral.

Le personnel communal, pilier de la performance

Prenant la parole en ouverture, le Secrétaire général de la commune a présenté, point par point, les réalisations sociales et professionnelles en faveur du personnel communal.

De la remise des médailles d’honneur du travail — une première dans la commune — aux bons d’achat de fin d’année, en passant par le paiement régulier des salaires sans arriérés, le règlement des prestations sociales, l’assurance maladie élargie aux conjoints et enfants, le reclassement, les formations, les primes diverses, ainsi que la dotation en motos et en carburant des chefs de service, le personnel communal a été placé au cœur de la stratégie de performance.

Un tissu pagne aux motifs de la commune de Bonaléa, désormais en cours de protection à l’OAPI, vient symboliser cette dynamique de valorisation institutionnelle.
Les propos du Secrétaire général ont été salués par l’assistance, qui a unanimement reconnu ces acquis au crédit du maire.

Bonaléa vue par une presse responsable

Au nom des médias, Rodrigue Tchokodieu, représentant de la presse, a rappelé le rôle fondamental des journalistes : informer, éduquer, divertir, mais surtout relayer les préoccupations des populations.
Il a souligné qu’au cours du mandat 2020–2025, aucune instruction, pression ou entrave n’a jamais été exercée par la mairie de Bonaléa sur le travail des journalistes — une donnée rare et précieuse pour la liberté de la presse locale.

Il a relevé que la presse a fidèlement rendu compte des actions menées en faveur des populations et que les descentes régulières sur le terrain, dans les différents villages, ont permis de révéler la richesse culturelle, touristique, traditionnelle et culinaire du peuple Bankon.
Un résultat qu’il a mis à l’actif du maire Ernest Mpocko, reconnu pour sa transparence et sa volonté constante d’associer les médias à tous les événements de la commune, quels que soient le village ou l’enjeu.

Rodrigue Tchokodieu a également souligné que tous les documents des sessions du conseil municipal sont mis à la disposition de la presse, laquelle bénéficie d’une liberté totale d’interview.
En appelant à la poursuite et à l’approfondissement de cette collaboration, il a réaffirmé la disponibilité des médias à accompagner les actions de la mairie, dans le respect strict de l’éthique et de la déontologie professionnelles.

Un maire à la maîtrise des agrégats socio-économiques

Prenant la parole, le maire Ernest Mpocko a confirmé sa parfaite maîtrise des agrégats socio-économiques et démographiques de la commune, tout en levant le voile sur une méthode de gestion rigoureuse et innovante.

La commune de Bonaléa compte une population estimée à 85 000 habitants, dont environ 60 000 dans le groupement de Souza. Sur les 18 200 électeurs inscrits, 13 700 résident à Souza. Les localités de Kompina, Mpenda Mboko, Maléké et Mbondjo regroupent près de 17 000 habitants.
Souza s’impose ainsi comme le poumon économique de la commune, générant à elle seule 95 % des recettes communales.

Une méthode efficace de mobilisation des ressources propres

Le maire a détaillé les stratégies ayant permis une optimisation remarquable des ressources locales, notamment :
-L’application rigoureuse du décret de 2004 sur l’urbanisme, avec la création de nouveaux quartiers ;
-L’augmentation spectaculaire des recettes issues des permis de construire, passées de 700 000 FCFA à 131 millions FCFA dès la première année du mandat ;
-La modernisation de la gestion des droits de place dans les marchés, grâce à un recensement précis et une meilleure ergonomie des espaces marchands ;
-L’application effective de la retenue de base, conformément à la loi sur la fiscalité locale, permettant à la commune de percevoir 14 % des impôts des entreprises implantées sur son territoire.
À ce sujet, une cartographie détaillée des superficies occupées par la SOCAPALM à Bonaléa et Dibombari a démontré l’avantage territorial de Bonaléa, conduisant à une redistribution fiscale plus équitable en faveur de la commune.

Une commune redressée financièrement

Partie d’un déficit structurel, la commune de Bonaléa affiche aujourd’hui des valeurs disponibles estimées à près de 400 millions FCFA.
Depuis trois ans, le budget-programme dépasse la barre de 1,5 milliard FCFA, avec un compte administratif avoisinant 1 milliard FCFA et des valeurs disponibles excédant 500 millions FCFA.

Des résultats au sommet de la performance

Les indicateurs clés de performance communale témoignent de cette dynamique :
-Paiement des salaires, charges fiscales et cotisations sociales : 100 %
-Taux moyen de réalisation des recettes : 84 %
-Première Police municipale du Cameroun à prêter serment devant un tribunal (Tribunal de Manga), après formation à la NASLA
-150 associations féminines appuyées
-250 élèves bénéficiaires de bourses scolaires
-882 jeunes bénéficiaires de stages
-18 salles de classe construites, 4 réhabilitées, 32 équipées
2 salles construites dans la formation professionnelle (SAR/SM de Bwapaki)
-28 points d’eau potable construits ou réhabilités
-2 camions-bennes acquis pour l’assainissement
-11 km de pistes agricoles aménagées
-120 km de routes en terre entretenues
-406 lampadaires solaires installés
-2 documents structurants élaborés : cartographie communale et POS
-5 rencontres culturelles, artistiques et littéraires organisées

Reconnaissance institutionnelle

Ces performances ont valu à la commune de Bonaléa :
-Une lettre de félicitations et d’encadrement du Chef de l’État ;
-Un diplôme d’excellence et de performance du département du Moungo ;
-Plusieurs distinctions à portée internationale pour la qualité de la gouvernance locale.

Ernest Mpocko, une vision humaniste du service public

En conclusion, le maire a rappelé sa philosophie de l’action publique :
« Nous sommes des serviteurs inutiles, pour qu’il soit dit qu’ici ont séjourné des hommes qui savaient faire leur travail. »
Fidèle à son image d’homme de terrain, la rencontre s’est achevée par la visite d’un chantier de route communale en maçonnerie de moellons, symbole d’une gouvernance ancrée dans l’action concrète.

Rodrigue Tchokodieu

Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *