Réélue questeure pour une deuxième mandature au Conseil régional du Nord, Julienne Atta incarne une gouvernance attentive aux réalités locales. Son engagement pour l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles, la justice sociale et l’inclusion des femmes fait d’elle une figure incontournable de la décentralisation camerounaise.

Une deuxième mandature dans le sillage de la décentralisation

La première mandature des Conseils régionaux du Cameroun s’est ouverte en décembre 2020, à la suite des premières élections régionales organisées dans le pays. Elle s’est achevée en novembre 2025, marquant cinq années d’expérimentation de la décentralisation voulue par la Constitution de 1996 et mise en œuvre par les lois de 2004 et 2019 .

Dans son discours d’investiture du 6 novembre 2025, le président Paul Biya a rappelé que, en plaçant son mandat sous le signe d’une gouvernance sensible au genre, la décentralisation devait être « un instrument de proximité et de justice sociale », insistant sur l’importance de renforcer l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles comme piliers du développement régional . C’est dans ce contexte que Julienne Atta entame sa deuxième mandature, avec la responsabilité de porter les dossiers liés au genre et à l’inclusion sociale au niveau de cette institution régionale.

Crédit photo: Photo de famille de l’atelier du projet filets sociaux et inclusion économique. Julienne ATTA y a participé.(Cameroun,2026)

Une gouvernance attentive aux réalités sociales

Questeure en charge des questions de genre et des affaires sociales, Julienne Atta s’est imposée comme une voix forte au sein du Conseil régional du Nord. Elle s’investit dans des initiatives de soutien aux femmes rurales et dans la promotion de l’éducation des jeunes filles, dans une région où les défis restent considérables  : mariages précoces, accès limité à l’école et discriminations persistantes .

Selon les données du ministère de l’Éducation de base, près de 40 % des jeunes filles du Nord quittent l’école avant le cycle secondaire, souvent en raison de mariages précoces ou de contraintes économiques. Julienne Atta milite pour inverser cette tendance, en plaidant pour des politiques régionales qui favorisent la scolarisation et l’autonomisation des filles.
Son action sociale se traduit aussi par un accompagnement des projets communautaires, notamment dans la santé et la formation professionnelle. Elle incarne une gouvernance qui conjugue rigueur institutionnelle et proximité humaine, en donnant une dimension concrète à la décentralisation.

Une figure de constance et de dynamisme

La réélection de Julienne Atta traduit la confiance renouvelée des conseillers régionaux en sa capacité à défendre l’équité et à porter des réformes audacieuses. Son rôle stratégique de questeure lui permet d’influencer les orientations en matière de justice sociale et de genre.

Son deuxième mandat s’annonce comme une étape décisive  : consolider les acquis de la première mandature, renforcer l’inclusion et ouvrir de nouvelles perspectives pour un Nord plus équitable et solidaire. Dans un contexte où la décentralisation est appelée à se renforcer, Julienne Atta apparaît comme l’une des figures féminines qui donnent chair et crédibilité à ce processus.

Baltazar Atangana

Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *