Gaston Eloundou Essomba, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Energie (Minee) a reçu les responsables d’un fonds d’investissement émirati cette semaine à Yaoundé. Et à en croire la communication de ce ministère, ces investisseurs émiratis sont intéressés par le marché de l’énergie au Cameroun. « Les échanges ont porté sur les opportunités d’investissement dans le secteur énergétique camerounais, notamment dans le solaire, ainsi que sur la possibilité de répondre à la demande croissante à travers des centrales à gaz », indique-t-on du côté du Minee.
A en croire la même source, Gaston Eloundou Essomba n’est pas opposé à voir ces émiratis investir à grands sous au Cameroun. Le ministre espère que ces probables investissements vont largement contribuer à rattraper le gap entre la demande des ménages en énergie et l’offre actuelle.
En 2020, au moment de lancer la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND 30), l’offre énergétique était d’un peu plus de 1600 MW pour une demande estimée à 3000 MW. En 2030, l’ambition du Cameroun est de porter sa production à 5000 MW. Et l’un des axes est de diversifier les sources de production pour éviter de dépendre entièrement de l’énergie hydroélectrique. C’est pourquoi le Minee est très intéressé par le développement du solaire, des centrales à gaz et même de l’éolien.
Jean-Michel Bios
