Yaoundé accueille la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ce mois (du 26 au 29 mars prochains). Les ministres du commerce des 164 pays membres de l’OMC et des experts invités sont attendus dans la capitale camerounaise dans les prochains jours. « On aura noté l’enthousiasme évident de tous les pays qui sont impatients d’arriver à Yaoundé. Il y en a même qui vont anticiper leur arrivée », a fait savoir Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre camerounais du Commerce.
Le membre du gouvernement en profite pour tordre le cou à une rumeur qui annonçait que l’organisation de cette conférence ministérielle avait été retirée au Cameroun pour « incompétence ». « Réponse est donc donnée à ceux qui se plaisent à répandre de fausses rumeurs, à dénigrer et à travailler contre leur pays. C’est peine perdue. La conférence aura bel et bien lieu à Yaoundé aux dates prévues », a ajouté Luc Magloire Mbarga Atangana.
Enjeux
Le ministre camerounais annonce aussi que cette conférence connaîtra une participation active et massive des ministres en personne. « Il y a même des délégations qui seront composées de trois, voire davantage de ministres. Donc, Yaoundé est censé être un tournant pour la survie de l’Organisation mondiale du commerce », a indiqué Luc Magloire Mbarga Atangana.
Les autorités camerounaises sont bien conscientes que cette conférence charrie de grands enjeux. « Cette rencontre, considérée comme l’organe suprême de décision de l’OMC, intervient dans un contexte mondial marqué par des tensions commerciales, des crises géopolitiques et une remise en cause croissante du multilatéralisme », explique un expert de la question.
Le Cameroun, qui assure également la présidence de cette édition à travers son ministre du Commerce, joue un rôle central dans la conduite des discussions et dans la recherche de compromis entre les États membres. C’est bien pourquoi Yaoundé s’évertue à faire réussir ce rendez-vous. Des infrastructures ont été refaits. Des capacités d’accueil, du transport urbain et de la communication ont été améliorés.
Jean-Michel Bios
