La Confédération africaine de football (CAF) a créé un véritable séisme dans le monde du football en décidant de retirer le titre de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 au Sénégal pour l’attribuer au Maroc. Deux mois après la finale remportée initialement par les Lions de la Téranga (1-0 après prolongations), la commission d’appel de l’instance a requalifié le match en défaite (3-0) par forfait en faveur des Marocains.
La décision a immédiatement suscité une vive colère parmi les acteurs du football africain. La Fédération sénégalaise de football a dénoncé une décision « inique, sans précédent et inacceptable », estimant qu’elle jette le discrédit sur le football continental.
Claude Leroy s’est aussi prononcé en dénonçant une décision « pitoyable ». « Je ne pouvais pas penser un seul instant que la CAF allait aller aussi loin dans le grand guignolesque », s’est indigné l’ancien sélectionneur des Lions de la Teranga.
Les joueurs sénégalais ne sont pas restés atones. Plusieurs, comme Pathé Ciss, ont reposté des photos de jubilation avec le trophée de la CAN pour bien indiquer qu’ils sont champions. Le défenseur Moussa Niakhaté a fait de même. Quant à Habib Diarra, il a clairement exprimé sa frustration.
Dans les coulisses du football africain, cette décision a rafraichi l’envie d’éjecter Patrice Motsepe, le président de la CAF. Il est accusé d’être le vassal de Gianni Infantino, qui cachait mal son envie de donner cette CAN au Maroc. Plus que jamais, ils sont nombreux qui sollicitent le Camerounais Samuel Eto’o Fils comme président de la CAF à la place de Motsepe.
Toutefois, en théorie, tout n’est pas terminé pour le Sénégal. Les dirigeants du football sénégalais ont annoncé leur intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) afin de contester cette décision. Ils espèrent obtenir l’annulation de cette sanction qu’ils jugent « injuste » et « sans fondement ».
Jean-Michel Bios
