Ce projet, vital pour ainsi dire, a réuni simultanément ses 9e et 10e comités de pilotage, à l’effet de trouver des voies et moyens pour améliorer le rythme de son exécution et pouvoir respecter les délais. Une initiative qui sortira les populations impactées de la pauvreté et permettra de réduire la dépendance à l’importation des céréales en général et du riz en particulier .

Cette rencontre entre le coordonnateur et toutes les parties prenantes s’est tenue à l’Hôtel Le Ribadou de Garoua. Selon le principal coordonnateur, M.Mahamat Habibou, le projet qui est supposé se terminer en juin 2027 n’est encore qu’à 50% de son taux de réalisation, ce qui est peu rassurant si on veut réussir le pari de rendre le tablier à la date butoir. A 53% de taux de décaissement des fonds, l’on se dit ici que tout n’est pas perdu, il y a encore moyen d’y parvenir. La rencontre du 13 août devait permettre de formuler des recommandations pour arriver aux meilleurs résultats tout en respectant les délais contractuels.  

Il faut dire qu’au départ et dans l’idée de sa décision, le projet a été voulu et conçu pour sortir les populations des zones d’impact de la pauvreté et de façon plus large, il rentre dans le cadre de l’import substitution. En effet, on sait les populations septentrionales dépendantes du niveau de production des céréales. Les terres et le rythme des saisons l’imposent. On sait aussi que le pays importe de grandes quantités de riz. Ceci a pour méfaits de rendre déficitaire de façon chronique la balance commerciale du pays. Ce projet a donc pour autre but de réduire substantiellement le niveau de dépendance à l’importation du riz en permettant à la production locale de tendre progressivement, pour finalement arriver à combler la demande nationale, pourquoi pas ?

On peut néanmoins reconnaitre que le taux de réalisation du projet relativement faible par rapport à celui qu’il aurait dû être, peut trouver des justifications acceptables. Selon M. Adamou Youssoufa, représentant des usagers de l’eau dans la zone d’impact du projet on a du faire fac à une difficulté majeure dans la réalisation du projet notamment, la mise sur pied de petites digues sans lesquelles, les résultats du projet n’auraient pas pu tenir dans la durée et le résultat escompté allait être relativisé voire compromis. C’était un préalable indispensable ; un impératif non prévu mais qui s’est imposé par la manœuvre sur le terrain. A cette difficulté, selon le coordonnateur, il fallait ajouter les difficultés liées aux aléas du climat : des pluies qui ont rendu inaccessibles plusieurs endroits et, pas des moindres comme difficultés,  des remous sociaux, il fallait tenir compte de l’incompréhension des populations à adhérer naturellement aux projets qui sont conçus et mis en place à leur avantage exclusif, entre autres

VIVA BENOUE est un projet d’une importance capitale selon ses objectifs. Il s’agit d’une somme de plusieurs infrastructures qui doivent permettre aux agriculteurs des zones d’impact d’atteindre un niveau de production conséquent. On parle d’aménagement hydro-agricole pour améliorer la production agricole en toute saison. On doit pouvoir, à la fin du projet, d’avoir un niveau de production agricole en ce qui concerne le riz, par exemple, de réduire l’importation.

Pour arriver à respecter les délais contractuels, la rencontre du 13 août a permis de formuler des recommandations qui devraient aider à l’aboutissement fatidique au bouclage du projet avec bonheur  en juin de l’année prochaine. Il s’agit de la remobilisation des équipes, des équipements et des personnels ; continuer en l’améliorant,  la communication pour éveiller les consciences et permettre aux bénéficiaires d’adhérer au projet qui est mis en œuvre pour eux. Selon le coordonnateur, si ces recommandations sont bien respectées, nul doute que le projet respectera les délais contractuels et les résultats projetés suivront pour l’autosuffisance alimentaire qui est le vœu  du pays tout entier.

Mercie Maounodee

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