Alors que l’UFC tente de finaliser l’affrontement entre Jon Jones et Tom Aspinall pour l’unification du titre des poids lourds, une offre fracassante venue du PFL vient perturber les plans. Donn Davis, fondateur de la ligue rivale, propose 50 millions de dollars à Jon Jones pour affronter Francis Ngannou, selon les révélations de Chael Sonnen, vétéran de l’UFC. Un montant record qui relance le rêve d’un choc titanesque, mais aussi les interrogations sur sa faisabilité .


Une offre historique pour un combat légendaire

Le PFL mise sur l’appât financier pour séduire Jon Jones. Alors que ce dernier réclamerait 30 millions de dollars à l’UFC pour affronter Tom Aspinall, Donn Davis promet le double, soit 50 millions, pour un duel face à Francis Ngannou. Un chiffre « que personne n’a jamais osé demander dans les sports de combat », souligne Chael Sonnen sur sa chaîne YouTube . Cette somme, la plus élevée jamais divulguée en MMA, transformerait ce combat en l’événement le mieux payé de l’histoire, surpassant même les gains de Conor McGregor ou de Khabib Nurmagomedov .


Un combat « monumental »… mais hypothétique

Si les fans rêvent de ce choc depuis des années, sa matérialisation reste incertaine. Jones, sous contrat exclusif avec l’UFC, ne peut participer à un combat cross-promotionnel sans l’aval de Dana White. Or, le patron de l’UFC, connu pour son aversion envers le PFL et Ngannou, a toujours refusé toute collaboration. « Pourquoi partager les profits avec un concurrent alors qu’il peut capitaliser sur Jones vs. Aspinall ? », résume Sonnen .

Par ailleurs, le débat sur l’intérêt réel du public persiste. Jones vs. Ngannou est-il plus attractif que Jones vs. Aspinall ? Pour Sonnen, tout dépendra du storytelling : « Avec un peu de médiatisation, l’opinion publique pourrait basculer » . Pourtant, le poids symbolique d’un Jones-Ngannou, opposant deux légendes aux styles antagonistes (la technicité de Jones contre la puissance de Ngannou), en fait un Graal pour les puristes .


Dana White, l’obstacle ultime

La balle est désormais dans le camp de l’UFC. Dana White, qui qualifie Ngannou de « personne avec qui il ne veut plus faire affaire », semble peu enclin à céder. Les tensions remontent à 2023, lorsque Ngannou a quitté l’UFC après un conflit contractuel, exigeant de meilleures conditions pour les combattants . Depuis, White n’a eu de cesse de minimiser l’impact du Camerounais, préférant mettre en avant Tom Aspinall comme prochain défi logique de Jones .

Malgré cela, le PFL garde espoir. Davis mise sur l’appui de partenaires financiers, comme l’Arabie saoudite, déjà investie dans des événements MMA, pour convaincre l’UFC de coopérer . Une stratégie risquée, alors que le PFL peine à équilibrer ses comptes, comme en témoigne l’échec cuisant de son événement « Battle of the Giants » en 2024 .


Un rêve à 50 millions

Si l’offre du PFL relance les spéculations, les obstacles juridiques et politiques restent colossaux. Jon Jones, à 37 ans, pourrait privilégier la sécurité de l’UFC, où son combat contre Aspinall générerait déjà des revenus historiques. Pour Ngannou, en revanche, ce duel représenterait l’occasion de clore son rivalité avec Jones et d’affirmer sa légitimité hors de l’UFC .

En attendant, les fans retiennent leur souffle : un combat à 50 millions pourrait redéfinir les lois économiques du MMA… à condition que Dana White lâche du lest. Une hypothèse encore loin de la réalité, mais qui prouve que le rêve Jones-Ngannou ne s’éteindra jamais complètement .

Emmanuel Ekouli

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