Après l’ONU et des ONG, le Parlement Européen exige la libération immédiate d’Amadou Vamoulké – Le Cameroun, nouvelle dictature africaine honteuse
Emmanuel Ekouli, à Strasbourg

Strasbourg , 5 avril 2025 – Le régime autoritaire de Paul Biya, aujourd’hui perpétué par une clique militaro-politique sanguinaire, vient de subir un nouveau camouflet retentissant sur la scène internationale. Après les condamnations répétées de l’ONU, de Reporters Sans Frontières (RSF) et de multiples ONG, le Parlement Européen a frappé fort : dans une résolution écrasante adoptée le 31 mars 2025 (P10_TA(2025)0061), les députés européens ont exigé la libération immédiate et sans condition du journaliste Amadou Vamoulké, emprisonné depuis plus de sept ans dans des conditions inhumaines par un pouvoir camerounais aussi paranoïaque que brutal.
Un procès fantoche, une justice aux ordres : La honte absolue du Cameroun
Amadou Vamoulké, ancien Directeur général de la CRTV et symbole de l’intégrité dans un pays rongé par la corruption, a été condamné à 32 ans de prison dans ce qui restera comme l’un des plus grotesques simulacres de justice de l’histoire judiciaire africaine.
- 12 ans de prison en décembre 2022
- 20 ans supplémentaires en août 2024
Tout cela pour quoi ? Pour avoir osé diriger une télévision publique avec professionnalisme, loin des combines du régime. Son crime ? Avoir refusé de transformer la CRTV en une machine de propagande du RDPC, le parti au pouvoir qui étouffe le Cameroun depuis des décennies.
Mais le plus scandaleux dans cette affaire, c’est le cirque judiciaire orchestré par des juges fantoches, soumis aux ordres de l’exécutif. 179 renvois successifs ! Un record mondial de honte, une parodie de procès où l’accusé, déjà malade et affaibli, a été humilié, traîné dans la boue par une justice vendue.

Sur cette photo le collectif au complet des avocats de Amadou Vamoulké
Le Parlement Européen met le régime de Yaoundé à nu : “Libérez Vamoulké !”
La résolution européenne est un désaveu cinglant pour le Cameroun, qui se prétend “État de droit” tout en écrasant toute voix dissidente. Le texte :
- Condamne fermement les violations structurelles des droits de l’homme commises par les autorités camerounaises.
- Exige la libération immédiate de Vamoulké, dont la santé se détériore en détention.
- Dénonce l’instrumentalisation de la justice pour museler les journalistes.
535 voix pour, seulement 19 contre. Le message est clair : le monde a les yeux rivés sur le Cameroun et son régime de terreur.
Yaoundé, un pouvoir assis sur le mensonge et la répression
Pendant ce temps, le gouvernement camerounais, dans son arrogance habituelle, continue de mentir à l’opinion. Ses communicants, grassement payés pour distiller la désinformation, osent parler de “justice indépendante”. Quelle farce !
- Où est la justice quand un journaliste est condamné à 32 ans pour des accusations bidon ?
- Où est l’État de droit quand les procès sont téléguidés depuis le palais d’Étoudi ?
- Où est la démocratie quand la presse est réduite au silence par la peur et l’intimidation ?
La réponse est simple : il n’y en a pas. Le Cameroun de 2025 est une parodie de démocratie, un État policier où la liberté n’existe que dans les discours creux des ministres corrompus.

La mobilisation doit continuer : Le monde doit broyer la dictature de Yaoundé
La résolution du Parlement Européen est une étape cruciale, mais elle ne suffit pas. Il faut maintenant :
- Des sanctions ciblées contre les dignitaires du régime responsables de cette répression.
- Un gel des avoirs des bourreaux qui profitent de leur impunité.
- Une pression accrue pour que la Cour Africaine des Droits de l’Homme se saisisse du dossier.
Amadou Vamoulké n’est pas seul. Des centaines d’autres prisonniers politiques croupissent dans les geôles camerounaises, oubliés du monde. Mais aujourd’hui, l’espoir renaît : la communauté internationale commence à voir la vérité en face.
Le régime de Yaoundé vit ses dernières heures
L’histoire jugera. Les tyrans finissent toujours par tomber. Paul Biya a cru pouvoir défier le temps, mais son héritage sera celui de la honte, de la répression et du sang.
Aujourd’hui, c’est Vamoulké. Demain, ce sera tous les autres. Le vent de la liberté souffle, et aucun régime, aussi brutal soit-il, ne peut l’arrêter.
Yaoundé, ton heure approche. Libérez Amadou Vamoulké !
Emmanuel Ekouli, à Strasbourg
