Présente au 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort qui s’est tenu à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026, la jeune Sara Timb n’a pas eu droit à un clin d’œil des autorités camerounaises. Une situation qui choque l’honorable Cabral Libii.

Encourager et promouvoir les jeunes filles qui brillent à l’international. C’est en tout cas l’objectif affiché par l’honorable Cabral Libii. Dans une sortie publiée hier sur ses réseaux sociaux, le député du PCRN appelle la ministre de la femme et de la promotion de la famille à féliciter la jeune Sara Timb, pour sa présence remarquable au 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort qui s’est tenu à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026. « Madame la ministre de la promotion de la femme et de la famille, de temps en temps un communiqué de félicitations pour la jeune fille qui brille de surcroit à l’international, ce serait un juste équilibre. Bravo une fois de plus à Sara Timb, doctorante, prix littéraire entre autres… » a écrit Cabral Libii hier sur ses réseaux sociaux. Une interpellation juste et méritée pour cette jeune dame au parcours atypique.

Rayonnement international

Intellectuelle engagée, Sara Timb a eu le privilège de prendre part au 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort qui s’est tenu à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026. Timb figurait en effet parmi les neufs jeunes ambassadeurs contre la Peine de mort sélectionnés à travers le monde pour rendre hommage à Robert Badinier, figure historique de l’abolition de la peine de mort en France.

A cette occasion l’écrivaine de 27 ans a eu un échange avec Emmanuel Macron le président de la République de France aux côtés d’une autre jeune ambassadrice et de douze lauréats de l’initiative Marianne. Sara a ainsi saisi l’occasion pour partager son expérience et son engagement au Cameroun sur les questions liées au droit à la vie et à la promotion des droits humains.

Chercheuse et poète

Sara Timb c’est aussi et surtout une chercheuse en biotechnologie végétales. Doctorante à l’université de Douala, ses travaux portent sur l’utilisation des bactéries bénéfiques capables d’améliorer naturellement la fertilité des terres agricoles. La qualité de ses résultats académiques lui a permis de recevoir en 2019, le prix de meilleure étudiante de la faculté des sciences de l’université de Douala.

Passionnée d’écriture, Sara Timb est auteure de plusieurs ouvrages dont « les confidences d’une muse » et « Les mémoires d’une terre camerounaise ». Dans ses écrits poétiques, elle aborde des sujets d’actualité notamment :la justice, la paix, la cohésion sociale, la dignité humaine etc. Elle est lauréate de plusieurs prix notamment le prix littéraire Osu 2024, catégorie poésie pour son œuvre les « Mémoires d’une terre Camerounaise » ; Lauréate du concours international de poésie Africa Poesie 2022 etc…..

Entrepreneure sociale

L’entreprenariat social est également un des hobbies de Sara. Elle s’investit notamment dans la formation, le mentorat et l’éducation destinée à renforcer les capacités des jeunes. Elle a ainsi animé plusieurs formations au profit des jeunes. Timb est la promotrice des programmes « j’écris au Cameroun » et Horizon ICC. Des initiatives qui visent à former les jeunes en écriture créative et au renforcement des capacités des acteurs des ICC. Elle a également fondé The Poetbuilders, une organisation dédiée à l’éducation, à la culture et à l’innovation sociale.

A tout ce parcours atypique s’ajoute son engagement politique au sein du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN). Sara ne manque pas d’ambitions. Elle pourrait conduire une liste de son parti aux prochaines élections locales. Une ambition malheureusement confrontée à plusieurs écueils. Mais Sara Timb y croit.

Joseph Essama

                                                                                                               

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