
C’est la déflagration au Cameroun depuis quelques jours. Des photos et vidéos compromettantes mettant en scène Brenda Anastasie Biya, la fille unique du président Paul Biya, sont devenues virales sur les réseaux sociaux, provoquant une onde de choc dans le pays.
Sur ces images, on peut voir Mme Biya, âgée de 27 ans, dans des actes sexuels explicites avec une jeune femme blanche. Dans l’une des vidéos, Brenda Biya est filmée en plein cunnilingus, la bouche enfouie dans l’intimité de sa partenaire. D’autres séquences montrent les deux femmes s’embrassant ouvertement dans un lieu public.
Cette affaire est d’autant plus explosive que l’homosexualité demeure un délit sévèrement puni au Cameroun, où la société et la religion prônent l’union stricte entre un homme et une femme. Une vingtaine de personnes croupissent d’ailleurs actuellement en prison pour des actes homosexuels, bien que les observateurs notent que ces condamnations ne frappent généralement que les plus faibles.
Face à la déferlante médiatique, Brenda Biya n’a pas présenté d’excuses, se contentant de narguer les internautes en promettant une “saison 2” de ces vidéos compromettantes. Une posture qui contraste avec les positions officielles de son père, le président Biya, qui a toujours solennellement réprouvé l’homosexualité.

Cette affaire fait désormais la une de l’actualité au Cameroun, où l’opinion publique exige l’interpellation de Brenda Biya dès son retour dans le pays. Certains dénoncent également le train de vie fastueux de la jeune femme, financé par l’argent du contribuable à coup de jets privés.
Alors que le Cameroun peine à faire évoluer ses lois sur l’homosexualité, le scandale Brenda Biya vient une fois de plus mettre en lumière les profondes contradictions d’un régime qui prône la morale tout en abritant dans ses propres rangs ceux qu’il condamne.
Emmanuel Ekouli
