Dans un monde qui continue d’être frappé par les changements climatiques, avec leur lot de conséquences désastreuses et leur cortège de répercussions économiques et sociales, les populations s’inquiètent. Ce n’est pas pour dire que les dirigeants de la planète regardent la situation se dégrader sans sourciller, ou s’en occupent comme d’une guigne. Tant s’en faut. Malheureusement, les solutions préconisées jusqu’à présent tardent à produire les résultats escomptés.

Et l’impression que les populations du monde, particulièrement celles de l’Afrique ont, est que les participants à la lutte contre les changements climatiques et en faveur de la protection de l’environnement se sont détournés de problèmes immédiats, certes complexes, en s’adossant aux solutions qui ne tiennent pas compte de certains facteurs ; toutes choses qui justifieraient leur spéciosité. Résultat des courses : plusieurs générations d’efforts sont presque vaines.

Il y a encore quelques mois, la 29e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques qui s’est déroulée, du 11 au 22 novembre 2024 à Bakou en Azerbaïdjan, n’a pas apporté davantage d’espoir. Les débats ayant une fois de plus achoppé sur la question du financement de l’adaptation aux changements climatiques qui serait une priorité absolue. Au moment où les impacts du réchauffement climatique (sécheresses, inondations, montée des eaux et autres catastrophes climatiques) frappent de plus en plus durement, en particulier les pays en développement qui, bien que peu responsables des émissions de gaz à effet de serre, subissent de plein fouet ces conséquences dévastatrices.

L’Onu par exemple estime que le coût de l’adaptation pour les pays vulnérables pourrait atteindre 340 milliards de dollars par an d’ici 2030. Or, les engagements financiers des pays développés, bien que significatifs, demeurent insuffisants et inégalement répartis. Cette inadéquation crée un fossé entre les besoins réels et les financements disponibles, ralentissant les efforts pour construire des infrastructures résilientes et protéger les populations. Au cœur de ces débats, certains pays ont estimé que ceux qui sont, au premier chef, responsables des émissions de Co₂ devraient prendre leurs responsabilités en augmentant leurs contributions au Fonds d’adaptation.

Pour eux également, il est nécessaire de transformer les promesses de financement en actions concrètes, avec des mécanismes transparents et accessibles. Outre les contributions des États, l’appel est lancé pour un engagement accru du secteur privé et des institutions financières internationales. Des solutions novatrices dit-on, telles que les obligations vertes et les financements basés sur les résultats, seraient explorées pour canaliser davantage de fonds vers les initiatives d’adaptation. Par ailleurs, l’intégration des communautés locales et des peuples autochtones dans la conception des projets est essentielle pour garantir l’efficacité et l’acceptabilité des actions sur le terrain. Belles initiatives qui tardent, à cause du manque d’une volonté politique, de prendre corps.

Une situation pernicieuse qui perdure et qui est sujette à des questionnements, pendant que la crise climatique s’intensifie. N’est-il pas temps de chercher des moyens alternatifs pour faire écho à cette préoccupation urgente. Les déclarations politiques prétentieuses, engageantes et pleines de promesses qui ont suscité tant d’espoir tout au long des années sont aujourd’hui sans lendemain. Les intérêts partisans et autres aspirations ayant entravé bon nombre d’efforts faits jusqu’à présent.

Jean Marie Biongolo

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