La crise post-électorale camerounaise a révélé un poison plus dangereux que la défaite : le tribalisme politique.
Et certains médias, au lieu de calmer le jeu, y ont plongé la tête la première. Télégram News et Ongola News sont devenus les porte-voix d’une offensive identitaire déguisée en journalisme. Leur cible ? Jean Nkuété, Secrétaire Général du Comité Central du RDPC, accusé à tort d’être responsable de ce que eux ils considèrent comme un échec.
Derrière cette cabale se cache un agenda clair : affaiblir un homme, non pour ses idées ou sa gestion, mais pour son appartenance régionale. Les unes tapageuses de ces essayistes politiques ne relèvent plus du débat politique, mais d’un lynchage tribal savamment orchestré. Le message est brutal : « Un des leurs doit tomber pour que un des nôtres monte. »

Ce glissement dangereux menace la stabilité du pays. En alimentant les rancunes régionales et en opposant les clans, ces médias participent à une dérive qui pourrait coûter cher à la cohésion nationale. Ce n’est plus du journalisme, c’est de la pyromanie politique. En s’érigeant en juges ethniques plutôt qu’en témoins des faits, Télégram News et Ongola News trahissent la prennent ouvertement parti contre Le coordinateur national de la campagne de Paul Biya. À cause de son ethnie.
En réalité, cette dynamique médiatico-tribale est orchestrée de toute pièce par un clan Beti qui pousse de toute ses forces pour recouvrer le fauteuil de Secretaire Général du Comité Central du Rdpc. De source bien introduite, le clan beti qui pousse Nkuété à la porte a peur de se retrouver au banc du prochain gouvernement et pour certains en prison. Leur porte de sortie, c’est de prendre le contrôle du parti. Le score pour Paul Biya dans leur localité respective n’est déjà pas fameux et aujourd’hui, ils sont au cœur du rejet que la population manifeste contre le RDPC et la candidature du Président…
Mais ce qu’ils oublient, c’est que sans la révision du plan de déploiement du RDPC effectuée par Nkuete, le score enregistré par le parti aurait été bien plus bas que celui obtenu à ce jour.
Léon Blum Anaba
