Dans un élan de solidarité et de détermination, la Diaspora Combattante pour le Changement a donné rendez-vous à la communauté internationale ce samedi 15 novembre 2025 devant le siège de l’Union Européenne, place du Luxembourg. Leur message est clair, porté par des centaines de voix exigeant que la volonté du peuple camerounais, exprimée dans les urnes le 12 octobre dernier, soit enfin respectée.

La légitimité bafouée d’un peuple

Au cœur de la mobilisation : la victoire incontestée, selon les organisateurs, de Monsieur Issa Tchiroma Bakary. Pour les manifestants, le verdict des urnes ne fait aucun doute. « Le peuple a choisi. Son Excellence le Président Issa Tchiroma Bakary est l’incarnation de la volonté populaire et le seul représentant légitime du peuple camerounais », peut-on lire sur les banderoles déployées sous le ciel gris de Bruxelles. Cette démonstration de force pacifique vise à rappeler à la communauté internationale que la légitimité ne se décrète pas, mais qu’elle émane du suffrage universel.

Le rassemblement de la diaspora s’inscrit dans un contexte plus large de troubles au Cameroun. Le communiqué de presse émis par le mouvement évoque un lourd tribut payé par les partisans du changement sur le terrain : « des dizaines de morts, des centaines de blessés et des milliers de prisonniers ». Face à cette situation dramatique, la diaspora crie sa solidarité avec le « peuple meurtri » et exige la libération immédiate et sans condition de tous les détenus politiques.

Une solidarité financière et agissante

Au-delà de la manifestation, la Diaspora Combattante pour le Changement a mis en place un mécanisme de soutien concret. Une cagnotte en ligne, United4Cameroon (U4C), a été lancée pour permettre aux Camerounais de l’étranger d’exprimer une « solidarité agissante ». Les organisateurs appellent chaque « Combattant.e.s » à montrer l’exemple en contribuant généreusement et en relayant massivement le lien, garantissant sa fiabilité. Cette initiative démontre une organisation structurée et une volonté de soutenir la cause sur tous les fronts, y compris financier.

Un appel à la conscience internationale

En choisissant Bruxelles, siège de l’Union Européenne, les manifestants adressent un message direct aux décideurs européens. Leurs revendications, amplifiées vers les plus hautes instances comme l’ONU, l’Union Africaine, les BRICS, ainsi que vers des organisations de défense des droits de l’homme comme Amnesty International et Human Rights Watch, visent à internationaliser la crise politique camerounaise. Il s’agit d’une stratégie calculée pour exercer une pression diplomatique maximale et empêcher que la situation ne soit ignorée par la scène mondiale.

Sous la houlette du « Général-Président Robert Wanto », le mouvement se présente comme la voix de la raison et de la légitimité. En se rassemblant pacifiquement aux portes du pouvoir européen, ils ne brandissent pas seulement les portraits de leur président autoproclamé ; ils brandissent les principes universels de la démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Alors que la tension reste vive au Cameroun, la mobilisation de sa diaspora en Europe sonne comme un puissant rappel : la quête de liberté et de justice ne connaît pas de frontières. Le monde est appelé à être témoin et à ne pas détourner le regard. Le rendez-vous est donné. L’histoire, elle, est en train de s’écrire.

Par notre correspondant à Bruxelles Yimga Senga Paule Sandra

Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *