La journée fut âpre, presque minérale. Le Maroc, porté par une ferveur populaire incandescente, a vu son élan contrarié par un Mali résilient, dans un duel ponctué de pénaltys et d’équilibres contrariés. Plus loin, Zambie et Comores ont livré un match ascétique, où la prudence s’est substituée à l’audace.

Dans la poule B, l’Égypte a, une fois encore, démontré sa science du temps long : vainqueur malgré l’infériorité numérique, le Pharaon avance, imperturbable. Angola et Zimbabwe, eux, restent englués dans l’indécision.
Mais l’essentiel se profile ailleurs.

Aujourd’hui, les poules C et D entreront dans la zone de vérité. Là où l’on ne calcule plus, où l’on choisit.
Le Bénin et le Botswana joueront leur survie symbolique. Le Sénégal et la RDC s’évaluent à l’aune de la domination réelle.

Ouganda et Tanzanie s’affronteront pour l’air qu’il reste à respirer.
Et le Nigeria face à la Tunisie rappellera que certains duels dépassent le simple score : ils engagent une mémoire, une stature, une ambition continentale.

La CAN 2025 ne se contente plus de séduire.
Elle sélectionne.

Mireille Ngosso

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