Prêtre de l’archidiocèse de Yaoundé et cérémoniaire diocésain, l’abbé Albert Stéphane Akono a soutenu son mémoire de DIPES II à l’École Normale Supérieure de Yaoundé ce 11 mai 2026, obtenant la mention très bien devant un jury unanime. Un moment de fierté pour son Église et pour son institution académique.

Un prêtre au carrefour de la foi et du savoir

Dans les milieux ecclésiastiques de Yaoundé, l’abbé Albert Stéphane Akono est une figure familière. Cérémoniaire de l’archidiocèse, il assure avec rigueur et discrétion la coordination des célébrations liturgiques, veillant à ce que chaque office rende dignement gloire à Dieu. Cette fonction exigeante, qui requiert une formation solide, un sens aigu de l’organisation et une connaissance approfondie des rites, n’a pourtant pas étouffé chez lui la flamme de l’étude.

Ce mardi 11 mai 2026, c’est dans l’enceinte du Département de français de l’École Normale Supérieure de Yaoundé qu’il a défendu son mémoire de fin de formation en vue de l’obtention du Diplôme de Professeur de l’Enseignement Secondaire, le DIPES II. Le jury, présidé par le professeur Moutombi (Maître de Conférences), avec Bouguia Fodjo (Chargé de Cours) comme rapporteur et Hona (Chargé de Cours) comme membre, a récompensé son travail de la mention très bien, la distinction la plus élevée. Une reconnaissance qui dit quelque chose du sérieux et de la qualité intellectuelle du travail fourni.

Quand la littérature explore le vivre ensemble

Le thème retenu par l’abbé Akono pour ce mémoire dit beaucoup de sa sensibilité. Intitulé « La construction du vivre ensemble dans la fiction littéraire : une analyse de l’interculturalité dans Ma Passion Africaine de Claude Njiké-Bergeret », ce travail plonge au cœur d’une question brûlante pour nos sociétés, celle de la cohabitation entre cultures différentes.

À travers l’œuvre de Claude Njiké-Bergeret, auteure franco-camerounaise dont le récit autobiographique retrace son immersion dans la culture bamiléké du Cameroun, l’abbé Akono interroge les mécanismes par lesquels la fiction littéraire peut servir de laboratoire au dialogue interculturel. Comment la rencontre de l’autre, avec ses codes, ses croyances et ses pratiques, se construit-elle dans la langue et dans l’imaginaire ? De quelle manière la littérature peut-elle contribuer à bâtir des ponts là où les préjugés dressent des murs ?

La démarche est profondément cohérente avec le profil d’un homme dont le ministère sacerdotal l’amène quotidiennement à rassembler des fidèles d’horizons divers autour d’une même table eucharistique. En choisissant l’interculturalité comme objet de recherche, l’abbé Akono ne fait pas que satisfaire à une exigence académique. Il prolonge, par la réflexion et l’écriture, ce qu’il vit et accomplit chaque jour au service de l’Église.

Des raisons de se réjouir

Cette réussite appelle naturellement quelques regards de gratitude et de solidarité. À l’École Normale Supérieure de Yaoundé, la Professeure Bissa Enama, qui en assure la direction avec constance et exigence, peut voir dans la réussite de l’abbé Akono le reflet d’une institution qui forme des esprits capables de conjuguer engagement pastoral et excellence intellectuelle. La mention très bien obtenue dans son département de français est, pour l’ENS et pour sa directrice, un motif de satisfaction légitime.

Du côté de l’Église, Monseigneur Jean Mbarga, archevêque de Yaoundé, a toutes les raisons de se réjouir. Le prêtre qu’il a envoyé sur cette voie académique en revient grandi, armé de compétences nouvelles au service de sa communauté. Que l’abbé Akono soit cérémoniaire diocésain n’est pas anodin. Son rôle de gardien du beau et du juste dans la liturgie trouve dans cette formation un prolongement naturel. Un prédicateur de la parole et un gardien du rite qui maîtrise aussi la langue et son analyse, c’est un atout pour un archidiocèse soucieux de la qualité de sa vie liturgique et intellectuelle.

Une pensée revient aussi au vicaire général, le père Nko’o Edjimbi, dont l’accompagnement et la confiance ne sont jamais étrangers à de tels aboutissements au sein d’un presbyterium soudé. Dans l’ombre discrète et efficace du vicariat, c’est souvent là que se nouent les encouragements qui permettent à un prêtre de tenir le cap sur plusieurs fronts à la fois.

Ce 11 mai 2026, en Amphi 11 de l’ENS de Yaoundé, la mention très bien obtenue par l’abbé Albert Stéphane Akono est bien plus qu’une note. C’est la consécration d’un homme convaincu que la foi et le savoir, loin de se contredire, se renforcent mutuellement.

Baltazar Atangana

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