Marrakech, le 31 décembre 2025 – Alors que six rencontres de poules restent à disputer, le paysage des huitièmes de finale de la CAN 2025 est déjà parfaitement dessiné. L’épilogue de la phase de groupes, riche en surprises et en confirmations, a livré son dernier qualifié dans la nuit de mardi à mercredi : la Tanzanie. Grâce à leur point glané face à la Tunisie (1-1) et à la défaite de l’Ouganda face au Nigeria (3-1), les Taifa Stars sont mathématiquement assurés de figurer parmi les quatre meilleurs troisièmes, devançant notamment les Comores et l’Angola, déjà éliminés. Le casting des 16 équipes en lice pour le sacre continental est donc complet, et la compétition entre dans son cœur battant.
La fin du suspense dans les poules
La dernière journée avait réservé son lot de drames, mais les scénarios les plus probables se sont finalement réalisés. Dans le sillage des qualifications précoces du Maroc, du Sénégal, du Cap-Vert ou encore du Mali, les dernières places se sont distribuées sans coup de théâtre majeur. Les groupes D, E et F ont vu l’élimination des équipes déjà condamnées, tandis que les grands favoris ont assuré l’essentiel.
Ainsi, dans le groupe D, le Sénégal, la RD Congo et le Bénin passeront bien le cap. Le groupe E enverra l’Algérie, le Burkina Faso et le Soudan en huitièmes. Enfin, dans le groupe F, l’hôte marocain, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Mozambique se partageront les trois tickets, le Mozambique créant la (relative) surprise en devançant la Guinée.
Un tableau équilibré et des chocs en perspective
Avec cette liste de qualifiés, mêlant poids lourds historiques (Maroc, Sénégal, Égypte, Côte d’Ivoire, Nigeria, Algérie, Cameroun) et équipes réputées plus ambitieuses que favorites (Tanzanie, Mozambique, Soudan, Bénin), la suite s’annonce passionnante. La physionomie exacte des huitièmes reste à préciser – l’ordre dans les groupes D, E et F déterminera les adversaires – mais deux affiches sont d’ores et déjà officialisées et prometteuses.
Dès ce vendredi 3 janvier, la Tunisie, finaliste de la dernière édition, affrontera un Mali solide et conquérant. Puis, samedi 4 janvier, les Lions de l’Atlas, portés par un public en fusion, débuteront leur campagne à élimination directe face à la Tanzanie, heureuse surprise de cette phase de groupes. Une entame en apparence abordable pour les co-favoris, mais un piège absolu à éviter, tant la CAN réserve toujours ses lots de surprises.
Le vrai tournoi commence maintenant
« La CAN commence maintenant », aiment à répéter les sélectionneurs. Cet adage prend tout son sens aujourd’hui. Les matches à élimination directe, où la marge d’erreur est nulle, font la différence entre les ambitieux et les grands. Le Maroc, en quête d’un titre attendu depuis 1976, devra gérer sa stature de favori et la pression d’un pays tout entier. Le Sénégal, tenu par son statut de champion en titre, et l’Égypte, toujours redoutable, devront aussi faire face à des challengers affûtés et sans complexe.
Les derniers matches de poule permettront à certains de peaufiner leur mécanique, à d’autres de reposer des cadres. Mais dans l’esprit de tous, une nouvelle compétition, plus intense, plus tactique, plus impitoyable, s’apprête à s’ouvrir. Les 16 survivants sont connus. La course au trophée, elle, ne fait que commencer. Rendez-vous vendredi pour le premier acte de cette passionnante série.
Emmanuel Ekouli
