Les quarts de finale de la CAN 2025 devaient célébrer le football africain. Finalement, ils auront surtout consacré une nouvelle star : l’arbitre. Omniprésent, omnipotent, omnidiscuté.

Entre désignations tardives, changements de dernière minute, VAR hyperactive mais mystérieusement myope, le ballon a souvent eu du mal à exister face au sifflet. On venait voir des attaquants, on a découvert des juristes. On attendait des buts, on a eu des communiqués.

Le Maroc–Cameroun, en particulier, restera comme un chef-d’œuvre du genre : un match où l’on parlait plus du corps arbitral que des compositions d’équipes. Un quart de finale transformé en colloque sur la procédure.
Partout, même ambiance : dirigeants furieux, fédérations indignées, supporters persuadés que la pelouse commence désormais dans les bureaux climatisés de la CAF.

Justement, la Confédération africaine de football a joué son rôle préféré : funambule institutionnel. Un pas en avant pour rassurer, deux en arrière pour corriger, trois communiqués pour expliquer qu’il n’y a rien à expliquer.
Et pourtant, aujourd’hui, les demi-finales démarrent. Rideau, on oublie tout, on recommence.

Avec un peu de chance, cette fois, on parlera de football.
Avec beaucoup de chance, de buts.
Et avec un miracle, un peu moins d’arbitrage.
Car à ce rythme, la CAN pourrait bientôt créer un Ballon d’Or… pour le meilleur sifflet.

Mireille Ngosso

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