En septembre 2025, Darius Mesmin Ekouda a signé une convention avec le Port autonome de Douala pour la construction d’une centrale électrique autonome de 300 MW, d’un coût de 628 milliards FCFA. Ce projet emblématique illustre la vision d’un entrepreneur camerounais qui conjugue audace financière et ambition industrielle.
Un bâtisseur intrépide
Dans le paysage économique camerounais, Darius Mesmin Ekouda s’est imposé comme une figure singulière. À la tête de Douala Port Power Corporation SA (DPPC), il a porté l’un des projets les plus ambitieux du port de Douala : une centrale électrique autonome de 300 MW, financée sans garantie de l’État. Cette signature, intervenue en septembre 2025, reste un jalon majeur dans la quête d’indépendance énergétique du Cameroun.
Mais Ekouda ne se résume pas à ce projet. PDG du Groupe La Citadelle SA, il incarne l’esprit d’entreprise intrépide, celui qui ose diversifier ses activités et mobiliser des capitaux privés dans un environnement où l’État demeure le principal garant des grands chantiers. Sa démarche repose sur une conviction forte : l’autonomie énergétique et industrielle est la clé de la souveraineté nationale.
Une vision au service de la souveraineté
Visionnaire, il voit dans le port de Douala bien plus qu’une plateforme logistique. Pour lui, c’est un laboratoire de souveraineté, un espace où l’on peut expérimenter des solutions durables et reproductibles. La centrale devait assurer une alimentation stable pour les activités portuaires, renforcer la compétitivité du Cameroun face aux autres ports de la région et servir de modèle pour d’autres zones industrielles stratégiques.
Au-delà de l’énergie, Ekouda incarne une nouvelle génération de dirigeants africains qui innovent dans les mécanismes de financement, anticipent les besoins futurs et transforment les défis structurels en opportunités de développement. Son parcours illustre la montée en puissance d’acteurs capables de conjuguer entrepreneuriat, vision stratégique et engagement national.
Darius Mesmin Ekouda n’est pas seulement un chef d’entreprise. Il est l’un de ces bâtisseurs silencieux qui façonnent l’avenir du Cameroun, en inscrivant leur action dans la durée et dans la transformation structurelle du pays.
Baltazar Atangana
