En attendant de connaitre la date des prochaines élections municipales et législatives, c’est l’enthousiasme dans les principaux partis d’opposition. A commencer par le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), qui veut certainement conserver son score de 2020, voire faire plus. Le député Cabral Libii, le président du PCRN, a déjà appelé ses militants à se positionner dans les starting-blocks en attendant la convocation du corps électoral par le président Paul Biya.

En février 2020, le PCRN avait obtenu cinq députés et plusieurs mairies, notamment dans le département du Nyong-et-Kelle, région du Centre. Des batailles électorales s’annoncent âpres dans ce département, bastion de l’Union des populations du Cameroun (UPC), absent des élections en 2020. Sans oublier que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) ne cache pas qu’il veut opérer une percée dans ce département.

Comme le PCRN, le Peuple uni pour la rénovation sociale (PURS) se prépare aussi activement, comme on peut le lire dans une note de Serge Espoir Matomba, premier secrétaire de ce parti d’opposition. Ce dernier annonce une vaste campagne d’enregistrement des candidats sur toute l’étendue du territoire national.

« Nous voulons des parlementaires souverainistes : des femmes et des hommes prêts à défendre notre pays, à protéger nos concitoyens et à porter une nouvelle constitution souverainiste. Des parlementaires capables de contrôler l’action du gouvernement et de répondre aux attentes du peuple », fait savoir Serge Espoir Matomba.

Le Mouvement pour la réconciliation nationale (MRC), qui avait boycotté les élections de février 2020, est aussi, cette fois, en ordre de bataille, comme le confirme un membre du directoire pour qui « le MRC n’a pas vocation à être un parti politique de boycott ».

Jean-Michel Bios

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