À l’occasion des quinze ans de HOPE FAMILY, Antoinette Aimé Christiane Ndzie, responsable communication et développement des projets de l’organisation, revient sur le parcours de l’association, l’opération de solidarité menée le 18 juillet dernier à Akwa, New Bell et Deido, ainsi que les priorités et défis à venir.
HOPE FAMILY fête cette année ses quinze ans d’existence. Quel bilan tirez-vous de ce parcours, et quelles ont été les principales évolutions de l’association depuis sa création en 2011 ?
Quinze ans, c’est bien plus qu’un chiffre. C’est la preuve qu’une vision portée avec foi, persévérance et amour peut traverser le temps. Depuis 2011, HOPE FAMILY a grandi, tant dans son organisation que dans son impact auprès des orphelins et des communautés vulnérables. L’association est passée d’une initiative portée par une poignée de personnes convaincues à une véritable famille composée de bénévoles, de partenaires et de sympathisants qui partagent les mêmes valeurs. Nous avons également renforcé notre structuration, développé notre communication et multiplié les actions sur le terrain. Aujourd’hui, notre ambition est de toucher encore plus de vies tout en restant fidèles à ce qui fait notre identité : servir avec humilité.

L’opération de solidarité organisée le 18 juillet dernier à Akwa, New Bell et Deido s’inscrit dans la continuité des actions de terrain de HOPE FAMILY. Comment ce type d’initiative est-il préparé et pourquoi avoir choisi cette forme d’action pour marquer l’anniversaire ?
Chez HOPE FAMILY, rien ne s’improvise. Chaque action est préparée plusieurs semaines à l’avance avec l’ensemble des équipes. Nous identifions les besoins, mobilisons les bénévoles, recherchons des partenaires et organisons toute la logistique afin que notre intervention soit réellement utile. Pour nos quinze ans, nous avons voulu célébrer autrement. Nous avons choisi de retourner sur le terrain, au contact des populations, parce que c’est là que bat le cœur de notre association. Pour nous, un anniversaire ne se résume pas à une cérémonie ; il prend tout son sens lorsqu’il permet d’apporter du réconfort, de partager et de rappeler que la solidarité est avant tout une action concrète.
Vous décrivez la communication comme un levier pour mobiliser de nouveaux partenaires. Quelle stratégie mettez-vous en place pour donner de la visibilité aux causes portées par l’association ?
Aujourd’hui, une belle action qui reste invisible inspire peu de personnes à s’engager. Mon rôle est donc de raconter ce que nous faisons avec sincérité et transparence. Nous mettons l’accent sur la création de contenus, les réseaux sociaux, la photographie, la vidéo et les relations avec les médias afin de montrer l’impact réel de nos actions. Nous racontons des histoires humaines plutôt que de simplement publier des événements. L’objectif est que chaque publication donne envie de soutenir, de partager ou de rejoindre HOPE FAMILY. Je crois profondément que la communication ne consiste pas seulement à informer ; elle permet de créer un lien de confiance entre l’association, ses partenaires et le grand public.
Au-delà de l’accompagnement des orphelins, HOPE FAMILY affiche la volonté d’élargir son action à d’autres catégories de populations vulnérables. Quelles sont les priorités concrètes pour les prochaines années ?
Notre priorité reste naturellement l’accompagnement des orphelins, mais nous souhaitons également renforcer notre soutien aux familles vulnérables, aux enfants en situation de précarité et aux personnes confrontées à des difficultés sociales. Nous voulons développer davantage de projets autour de l’éducation, de la santé, de l’autonomisation et de la protection des personnes les plus fragiles. Nous souhaitons également consolider nos partenariats afin d’avoir un impact plus durable et de répondre à des besoins toujours plus importants.

Quels sont, selon vous, les principaux défis rencontrés par une association comme HOPE FAMILY pour pérenniser ses activités et développer des partenariats durables ?
Le premier défi est celui des ressources. Les besoins sont nombreux, mais les moyens restent souvent limités. Il y a également le défi de la confiance. Les partenaires veulent naturellement savoir où vont leurs contributions et quel impact elles produisent. C’est pourquoi nous accordons une grande importance à la transparence, au suivi de nos actions et à une communication régulière. Enfin, il y a le défi de la mobilisation. Nous avons besoin que davantage de personnes comprennent que l’engagement humanitaire n’est pas réservé à quelques-uns. Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice, que ce soit par son temps, ses compétences ou ses ressources.
Quel message souhaitez-vous adresser au public et aux partenaires potentiels à l’occasion de ce quinzième anniversaire ?
Je voudrais simplement dire merci. Merci à tous ceux qui, depuis quinze ans, ont cru en cette vision et ont contribué, de près ou de loin, à écrire l’histoire de HOPE FAMILY. J’aimerais aussi lancer un appel à celles et ceux qui nous découvrent aujourd’hui. Les besoins restent immenses et aucune association ne peut agir seule. Nous avons besoin de partenaires, d’entreprises, d’institutions, mais aussi de citoyens qui croient en la solidarité. En rejoignant HOPE FAMILY, vous ne faites pas seulement un don ou un geste de générosité. Vous choisissez de redonner de l’espoir à des enfants, à des familles et à des communautés qui en ont besoin. Comme nous aimons le rappeler : « Hope Family, c’est nous. Hope Family, c’est vous. » C’est ensemble que nous pouvons continuer à bâtir un avenir plus juste et plus solidaire.
Propos recueillis par Balthazar Atangana
