Yaoundé – Ce mercredi 20 mai 2026, le Cameroun a vibré au rythme de sa 54ᵉ Fête Nationale de l’Unité. Dans une ambiance mêlant solennité et allégresse patriotique, la nation tout entière a rappelé une vérité aussi ancienne que vitale : l’unité reste le ciment indissociable de la République. Placée sous le thème « L’Unité nationale, pilier de notre défense et socle du développement du Cameroun », cette édition a délibérément mis l’accent sur le rôle central de la cohésion sociale pour faire face aux défis sécuritaires persistants et accélérer le progrès économique et social.

La commémoration marquait l’anniversaire de la réunification du 20 mai 1972, date fondatrice où le Cameroun oriental et le Cameroun occidental fusionnaient pour donner naissance à un État unitaire. Cinquante-quatre ans plus tard, le rendez-vous n’a rien perdu de sa puissance fédératrice, mobilisant l’ensemble des dix régions autour des valeurs républicaines.

À Yaoundé, l’apothéose a eu lieu sur le boulevard du 20 Mai. C’est sous un soleil éclatant que le président Paul Biya, chef de l’État, a présidé le grand défilé civil et militaire. Pour cette édition, le Tchad était l’invité d’honneur, choix hautement symbolique qui a souligné les liens de fraternité et la dynamique de coopération régionale. Sur l’avenue, les forces de défense et de sécurité, impeccables, ont ouvert la marche, avant d’être rejointes par un flot bigarré d’élèves, étudiants, organisations de jeunesse et associations venues de toutes les régions. Chaque pas de danse, chaque tenue traditionnelle témoignait de la richesse de la diversité camerounaise, tandis que les chants patriotiques et les drapeaux tricolores rappelaient l’indispensable solidarité nationale.

« L’unité n’est pas une abstraction, elle est notre bouclier », a sobrement rappelé le président Biya à l’issue du défilé, saluant la résilience d’un peuple uni face aux vents contraires sécuritaires dans l’Extrême-Nord comme dans les régions anglophones.

Parallèlement à la capitale, l’élan patriotique s’est déployé dans les dix régions. À Douala, Garoua, Bafoussam, Bertoua ou Ebolowa, gouverneurs et autorités locales ont repris le même refrain avec des défilés et des manifestations culturelles. Chaque région a décliné l’unité à sa manière, reflétant une identité plurielle mais indéfectiblement soudée.

La journée s’est achevée dans la lumière feutrée du Palais de l’Unité, où le couple présidentiel a offert le traditionnel dîner d’honneur. Un moment de convivialité où se sont mêlés responsables politiques, diplomates, forces vives et représentants de la société civile. Là encore, le message était limpide : l’unité se cultive autant dans le défilé militaire que dans le partage d’un repas.

Au-delà du faste et des fanfares, cette 54ᵉ Fête de l’Unité laisse un enseignement clair : sans unité, il n’y a ni défense solide face aux périls, ni développement durable pour les générations futures. En 2026, le Cameroun a rappelé que sa diversité est une force, et que le chemin du progrès se trace collectivement, drapeau en tête.

Adèle Amalega

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