Le Cameroun vient de franchir un nouveau seuil dans la déliquescence morale et institutionnelle. Un ministre, protégé par le système, falsifie des documents officiels et les présente devant la plus haute juridiction du pays sans aucune conséquence. Pire encore, un citoyen avoue avoir piraté le site officiel d’un ministère avec la bénédiction d’un membre du gouvernement et se pavane devant les tribunaux, sous les applaudissements d’une populace manipulée.
Le ministre, les faux documents et la justice aux ordres
Atanga Nji Paul et ses acolytes incarnent désormais la culture de l’impunité qui gangrène le Cameroun. Comment un ministre peut-il falsifier des documents publics, les soumettre à la Cour Constitutionnelle, et rester en poste comme si de rien n’était ? Cette affaire, soigneusement étouffée par une presse muselée et une justice aux ordres, révèle l’ampleur de la corruption qui règne au sommet de l’État.
Si un ministre peut impunément trafiquer des documents officiels, qu’en est-il des simples citoyens ? Comment croire encore en l’authenticité d’un diplôme, d’un acte de naissance ou d’un extrait judiciaire émis par l’administration camerounaise ? Le monde entier a désormais la preuve que le Cameroun est un État où le faux est institutionnalisé.
Le piratage applaudi : La dérision de la loi
Dans un autre registre tout aussi scandaleux, un individu revendique le piratage du site d’un ministère, affirmant avoir agi avec l’aval d’un ministre. Au lieu d’être traduit en justice pour cybercriminalité, il est accueilli en héros par des compatriotes aveuglés par la haine politique.
Chers Camerounais, vous croyez nuire à Maurice Kamto, au MRC, au MANIDEM ou à l’opposition ? Détrompez-vous. Vous vous tirez une balle dans le pied. En cautionnant de tels agissements, vous légitimez un système où la fraude est érigée en mode de gouvernance.
Les conséquences désastreuses pour le peuple camerounais
Le pouvoir de Yaoundé, avec sa clique de dirigeants véreux, ne réalise pas (ou ne veut pas réaliser) l’ampleur du désastre. Désormais, tout document émanant du Cameroun sera suspect.
- Vous rêvez d’émigrer ? Qui garantira l’authenticité de vos papiers ?
- Vous voulez envoyer vos enfants étudier à l’étranger ? Sur quelle base leurs diplômes seront-ils reconnus ?
- Vous cherchez un investisseur étranger ? Pourquoi croirait-il en la légalité des documents administratifs camerounais ?
Le gouvernement, en tolérant ces pratiques, condamne l’avenir de millions de Camerounais. La politique de la haine, du tribalisme et de la jalousie a atteint son paroxysme.
L’hypocrisie internationale et le silence complice
La communauté internationale, pourtant prompte à donner des leçons de démocratie, ferme les yeux sur ces dérives. Les partenaires du Cameroun continuent de serrer la main des mêmes dirigeants qui transforment le pays en une république bananière où la fraude est un sport national.
Le Cameroun se suicide à petit feu
Le pouvoir de Yaoundé, avec Atanga Nji Paul et ses amis, a définitivement enterré toute crédibilité institutionnelle. En encourageant la falsification et en récompensant la malhonnêteté, ils ont verrouillé le pays dans un cercle vicieux de méfiance et de sous-développement.
Aux Camerounais qui applaudissent ces manœuvres : vous êtes en train de sacrifier votre propre avenir. Un pays où les ministres falsifient des documents en toute impunité n’a plus rien d’un État de droit. C’est une mafia déguisée en gouvernement.
Le jour où vous vous réveillerez, il sera trop tard. Vos enfants paieront le prix de votre aveuglement.
Le Cameroun mérite mieux que ça.
Emmanuel Ekouli
