Le ministre Georges Elanga Obam lance le deuxième cycle du programme soutenu par la Banque mondiale, élargi aux conseils régionaux.
Le ministre de la Décentralisation et du Développement local (MINDDEVEL), Georges Elanga Obam, a officiellement lancé, ce mercredi 14 août 2025, le deuxième cycle de la Subvention Basée sur la Performance (SBP). Ce programme, financé par la Banque mondiale dans le cadre du projet PROLOG, représente une enveloppe globale de plus de 11 milliards de FCFA destinée à dynamiser les collectivités territoriales décentralisées (CTD). L’objectif ? Récompenser l’excellence dans la gestion locale et améliorer les services publics pour les populations.
Un dispositif élargi pour plus d’impact
Lancé en présence des responsables des communes et des partenaires techniques, ce deuxième cycle marque une étape importante avec l’intégration, pour la première fois, des conseils régionaux. Six régions du Cameroun bénéficieront ainsi d’une enveloppe de 2,8 milliards de FCFA, une innovation majeure visant à renforcer la décentralisation à un niveau supérieur.
Par ailleurs, 113 nouvelles communes rejoignent le programme avec une allocation de 4,9 milliards de FCFA, tandis que les 74 communes déjà primées lors du premier cycle pourront percevoir les 60 % restants de leur subvention initiale. Une manière d’encourager les bonnes pratiques et de pérenniser les efforts engagés.
Des critères stricts pour une gestion optimale
La période d’évaluation, qui s’étend du 14 août au 13 septembre 2025, permettra de sélectionner les collectivités les plus méritantes sur la base de critères rigoureux : transparence budgétaire, efficacité des projets réalisés, amélioration des services de base (santé, éducation, eau potable), et renforcement de la gouvernance locale.
« Cette subvention n’est pas un cadeau, mais une récompense pour le travail bien fait », a insisté le ministre Elanga Obam. « Les fonds doivent servir à construire des infrastructures durables, à renforcer la résilience climatique et, surtout, à améliorer concrètement le quotidien des citoyens. »
Des retombées attendues sur le terrain
Pour les communes bénéficiaires, cette manne financière représente une aubaine. Dans le premier cycle, plusieurs localités ont pu réaliser des marchés modernes, des centres de santé équipés ou encore des systèmes d’adduction d’eau. À l’heure où les défis climatiques et économiques se multiplient, ce soutien arrive à point nommé pour accompagner les territoires dans leur développement.
Toutefois, le ministre a rappelé l’importance du suivi : « Nous veillerons à ce que chaque franc soit utilisé à bon escient. Les projets seront monitorés et évalués pour garantir leur impact réel. »
Un pas de plus vers l’autonomie des territoires
Avec ce nouveau cycle, le Cameroun confirme sa volonté d’accélérer la décentralisation. En associant communes et régions, le gouvernement mise sur une approche intégrée pour réduire les disparités territoriales. La Banque mondiale, partenaire clé du projet, salue cette initiative comme « un levier essentiel pour une croissance inclusive ».
Reste maintenant aux collectivités de saisir cette opportunité. Car, comme le souligne un maire présent au lancement : « La performance aujourd’hui, c’est le développement de demain. »
Kouatchoua Ghislaine Diane
