Ref: PCS/CG/PCA-ADDAC/2024- 12/6

Thème central : Crises environnementales et développement durable et Urgence d’un plan d’urgence environnemental (PUEM)Dates du colloque : Du Jeudi 12 au Samedi 14 Juin 2025

Lieu : Hôtel universel – Québec, CanadaI.

Contexte et justification

La crise environnementale résulte de l’explosion démographique, du gaspillage des ressources naturelles et des désordres écologiques induits par les pollutions. Les activités humaines sont à l’origine des problèmes environnementaux. Les crises environnementales que sont respectivement : l’érosion de la diversité biologique, la dégradation des océans (l’acidification), le réchauffement planétaire et les changements climatiques, l’altération des cycles biogéochimiques (azote, phosphore, eau), la diminution de la qualité des sols, la déforestation, la désertification et la raréfaction de l’ozone stratosphérique (trou de la couche d’ozone) constituent la crise globale de l’environnement. L’empreinte de l’espèce humaine sur le système Terre a atteint une telle ampleur qu’elle pourrait signer l’entrée de notre planète dans une nouvelle époque géologique : l’Anthropocène (Crutzen, 2002).Ces crises environnementales contribuent à différentes crises humaines telles que :

– La réduction de la disponibilité, de l’accès et de la qualité de l’eau potable
– L’accès aux soins sanitaires

– La crise alimentaire
– Les réfugiés environnementaux ou réfugiés climatiques

– Les catastrophes environnementales (inondations, sécheresses, etc.)

– La menace pour la santé (maladies pulmonaires, respiratoires, endocriniennes, cardiovasculaires, cancers…)
– Les pertes pour la culture et la science
De nombreuses études scientifiques documentent les impacts de l’activité anthropique sur l’environnement. Ces derniers font par ailleurs de plus en plus l’objet de médiatisation et de vulgarisation (Comby 2009). Néanmoins, ces différentes questions sont dispersées dans un flot continuel d’informations et souvent traitées de manière indépendante, au point qu’il est difficile de faire un état des lieux global et de mesurer leur importance à l’échelle de la Terre.

Ceci freine considérablement la prise de conscience quant à l’ampleur de leurs conséquences pour nos sociétés. Le réchauffement climatique, crise de la biodiversité, épuisement des ressources non renouvelables, les enjeux environnementaux font l’objet d’une médiatisation croissante. Les derniers rapports scientifiques dressent un constat alarmant de la situation, dressant les contours d’une situation qui s’aggrave et place les sociétés dans une situation de forte vulnérabilité quant à leur capacité à subvenir à leur besoin. Et alors que l’urgence d’agir est revendiquée par la communauté scientifique et est au cœur des mobilisations citoyennes, la prise de conscience des enjeux environnementaux peine à se généraliser, se heurtant à de nombreux freins.
Aussi, la gouvernance internationale de l’environnement reste relativement faible au regard des enjeux décrits supra. Elle se caractérise avant tout par des dispositifs éclatés et des moyens d’action limités. Divisé en États souverains, le monde actuel n’est pour autant dépourvu ni d’actions collectives ni de normes en matière environnementale. Il est cependant important de tracer les contours de ses repères principaux, car malgré la diversité des situations dont il a été question, des formes accrues de coordination mondiale sont indispensables. Depuis un peu plus de quarante ans, la question environnementale est rythmée par de grandes conférences internationales convoquées par l’ONU. C’est en 1972, à Stockholm, lors de la Conférence des Nations unies sur l’environnement humain, que la question environnementale est élevée au rang de préoccupation internationale.

La conférence aboutit à une déclaration – dite de Stockholm – comportant 26 principes qui mettent en exergue divers concepts, qui apparaîtront par la suite dans de nombreux accords multilatéraux. On retiendra principalement le principe 21, réaffirmé en 1992 dans la Déclaration de Rio, qui dispose que « conformément à la Charte des Nations unies et aux principes du droit international, les États ont le droit souverain d’exploiter leurs propres ressources selon leur politique d’environnement et ils ont le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommage à l’environnement dans d’autres États ou dans des régions ne relevant d’aucune juridiction nationale.

C’est dans un esprit que le REMAD organise un sommet écologique mondial dans une approche multidimensionnelle, au Québec du 12 au 14 Juin 2025 qui permettra la rencontre des écologistes, des acteurs économiques, des acteurs municipaux, des acteurs du développement durable de l’Afrique et du Canada, des membres de la société civile et des chercheurs de par le monde.
Ce sommet permettra d’échanger sur les stratégies d’adaptation, proposer des solutions innovantes, renforcer la coopération entre les acteurs a la lutte contre les crises environnementales aussi bien étatiques que non étatiques du Nord comme du Sud et surtout lancer le Plan d’Urgence Environnemental Mondial (PUEM) au Canada.

III. Axes du colloque
Conservation des écosystèmes et biodiversité : Approches interdisciplinaires pour la gestion durable
Protection environnementale et la lutte contre le changement climatique
Déplacements internes et conflits liés au changement climatique : Vulnérabilité des populations et gestion des migrations
Effets des perturbations climatiques sur la sécurité alimentaire et les chaînes de valeur agricole
Entrepreneuriat vert et développement d’entreprises et solutions climato-intelligentes dans les secteurs de l’énergie et de l’hydroélectricité
Gestion des infrastructures urbaines résilientes face aux perturbations climatiques : Rôle des secteurs privé et public
Gestion des ressources naturelles et préservation des forêts pour réduire la vulnérabilité climatique
Impact des risques climatiques sur la croissance économique mondiale : Scénarios d’adaptation et résilience
Le dialogue judiciaire face à l’urgence climatique et environnementale
Renforcement institutionnel et gouvernance climatique : Stratégies pour une gestion efficace des risques environnementaux
Transition vers une économie à faible émission de carbone : Opportunités pour l’entrepreneuriat et la gestion durable
Stratégies et Plan d’urgence environnemental.
etc…ou toute autre proposition permettant d’enrichir ou d’éclaircir la thématique générale.

VII. Modalités pratiques de soumission
Les contributions attendues sont multidimensionnelles et multidisciplinaires émanant de toutes les disciplines sont les bienvenues. Le comité scientifique privilégiera les propositions portant sur les enjeux d’actualité, les évolutions institutionnelles internationales, régionales et nationales mais aussi sur les contributions formulant des propositions. À l’issue du colloque, en vue de la publication, les actes seront soumis à un comité de lecture anonyme. Les contributions seront publiées sous forme d’ouvrage collectif après examen du comité de lecture et du comité scientifique.
Les propositions (abstracts ou résumés) sont à envoyer avant le 25 Mai 2025 à l’adresse : @remad….
Les articles devront avoir la structure IMRAD et ne devront pas dépasser 40000 signes
La méthode APA de citation est celle recommandée pour la rédaction de vos articles
Comité scientifique
Prof. Sop Sop Maturin Désiré, Université d’Ebolowa – Cameroun, Président du Comité Scientifique.
Prof. Castern Bush, Université de Bonn, Allemagne
Prof. Fordjindam Denison, Université de Douala – Cameroun
Prof. Samuel Fosso Wamba TBS Education, Toulouse- France
Prof. Cheo Victor Nguh, Université de Bamenda, Cameroun
Prof. Keumegni Noumigue Guy-Roland, Université de Bamenda, Cameroun
Dr Salimata Berthe, Centre Suisse de Recherche, Côte-d’Ivoire
Dr Kuitche Chevalier de Dieu, Institut Universitaire Bilingue du Littoral, Douala-Cameroun
Dr Kemadjou Deric Larey, Université de Yaoundé I, Cameroun
Dr Amougou Judith, Université d’Ebolowa Cameroun
Dr Kengmoe Emmanuel, Université d’Ebolowa, Cameroun
Zenab Adoum Mahamat, Protection Civile, Tchad
Bessende Didien, Université de Bamenda, Cameroun
Ildo Morelli, Avocat environnemental, Italie.

Comité d’organisation
Mérimé Césair NGOUMTSOP, Président du Conseil d’administration Alliance pour le Développement Durable Afrique-Canada. Canada
François Zavier FONKOU WOLONG, Commissaire Général REMAD Afrique-Canada 2025. Canada
Florent Liale T., Vice  President du Conseil d’Administration Alliance pour le Développement Durable Afrique-Canada. Canada

Bibliographie indicative
Agence Internationale de l’Energie (2013), World Energy Outlook Special Report 2013 : Redrawing the Energy Climate Map, Vienne, AIE.
CRUTZEN P. J. (2002), « Geology of Mankind : The Anthropocene », Nature, vol. 415.
Comby, J.-B. (2009). “Quand l’environnement devient « médiatique ». Conditions et effets de l’institutionnalisation d’une spécialité journalistique.” Réseaux 157-158(5): 157-190. Critique, C. Q. (2019). Grèves pour le climat : “La mbilisation des jeunes pour le climat ne témoigne pas d’une diversification sociale”. L. Monde.
GIEC (2013), Climate Change 2013, The Physical Science Basis, Contribution of Working Group I to the Fifth Assessment Report, Summary for Policymakers, Intergovernmental Panel on Climate Change, http:// www.climatechange2013.org/ images/uploads/WGI_AR5_ SPM_brochure.pdf

Contacts utiles : +1 581 909 7858 / 581 995 9990 / 613 240 3508
Adresse couriel : addacinternational@gmail.com
Contacts téléphoniques et/ou WhatsApp : +1 581 909 7858 / 581 995 9990 / +237 677 018 576
                                                                                                                                                                 Fait au Canada, 12 Juin 2024

Les signataires
                                  



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