Un vent de fronde souffle au sein du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) dans la commune d’Eseka. Ce 9 février 2025, un collectif de conseillers municipaux a officiellement adressé une lettre de démission collective au président national du parti, Cabral Libii.
Une notification par voie d’huissier
La décision a été rendue publique par voie d’huissier, Me Tewouda Pierre Marie, qui a notifié la correspondance au siège du parti. Dans ce document, les élus locaux expliquent les raisons de leur départ et dénoncent une série de dysfonctionnements internes ayant, selon eux, paralysé le fonctionnement de la mairie et fragilisé la cohésion du parti dans la commune.
Les griefs avancés par les démissionnaires
Les conseillers municipaux évoquent notamment :
une mauvaise gestion des ressources humaines,
l’exercice abusif du droit et des prérogatives,
la transformation de l’organe délibérant en organe de régularisation,
l’absence de collaboration entre les organes,
le méli-mélo dans la gestion interne,
la tripatouillage des élections du bureau communal,
et enfin, une violation de l’exécutif communal.
Une rupture consommée
Selon les signataires, plusieurs correspondances avaient déjà été adressées à la hiérarchie du parti pour tenter de trouver une issue pacifique, mais celles-ci seraient restées sans réponse. Estimant leurs préoccupations ignorées, ils affirment ne plus pouvoir continuer à s’associer à la gestion actuelle du PCRN dans la commune.
Une perte politique pour le PCRN
Cette vague de démissions constitue un coup dur pour le PCRN dans la commune d’Eseka, alors que le parti cherche à renforcer sa présence et son assise nationale à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Mohaman Bello
