L’effervescence culturelle se prépare déjà dans la capitale camerounaise. À un peu plus de trois mois de la 29ème édition du Festival International du Film Écrans Noirs, prévue du 20 au 27 septembre 2025, les pourparlers montent d’un cran. Une délégation emmenée par le Délégué Général du festival, le célèbre cinéaste BasseK Ba Kobhio, a été reçue en audience, pour la deuxième fois, par le Ministre des Arts et de la Culture. Cette rencontre hautement stratégique marque une étape cruciale dans la finalisation des préparatifs de cet événement phare du 7e art africain.
Cette audience, qui a réuni les membres clés du Comité d’organisation, souligne le caractère incontournable du partenariat entre le festival et le gouvernement camerounais. Dans une allocution mesurée mais pleine de conviction, M. BasseK Ba Kobhio a exprimé sa profonde gratitude pour l’accueil et l’écoute bienveillants du Ministre. Il a officiellement sollicité, devant l’instance ministérielle, le soutien et l’accompagnement nécessaires pour garantir le retentissant succès de cette 29ème édition.
« Le Ministère des Arts et de la Culture a toujours été un partenaire de premier plan, un pilier sans lequel l’envergure internationale d’Écrans Noirs ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui », a rappelé le Délégué Général. Ce rappel n’est pas anodin. Il consacre une collaboration historique qui a permis au festival de s’imposer, année après année, comme une plateforme essentielle de découverte, de promotion et de célébration du cinéma made in Africa. Des talents y sont révélés, des œuvres y sont primées et un réseau professionnel continental s’y construit, solidifiant ainsi l’industrie cinématographique africaine.
Cette seconde audience, bien plus qu’une simple formalité, est un signal fort. Elle confirme l’importance accordée par les plus hautes instances culturelles nationales à cet événement qui projette l’image d’un Cameroun dynamique et résolument tourné vers la culture. Elle acte la volonté commune de toutes les parties prenantes de travailler en synergie pour offrir une édition mémorable, à la hauteur des attentes d’un public toujours plus nombreux et exigeant.
Alors que Yaoundé s’apprête à devenir, le temps d’une semaine, la capitale incontestée du cinéma africain, ce rendez-vous ministériel jette les bases concrètes d’un soutien institutionnel robuste. Il s’agit de garantir non seulement le faste des cérémonies, mais aussi la fluidité logistique, la sécurité des invités et la médiatisation de l’événement sur la scène internationale. Tous les regards se tournent désormais vers le mois de septembre, où les projecteurs s’allumeront sur les écrans noirs pour illuminer les plus belles pépites du cinéma continental.
Yimga Sandra
