Douala, le 26 septembre 2025 – C’est sous un soleil éclatant, sur le mythique Quai 14, que le Port Autonome de Douala (PAD) a soufflé ses 150 bougies. Une célébration historique, présidée par le Premier ministre Dion Ngute, représentant le Chef de l’État, qui a salué le « berceau du Cameroun ». Mais derrière les hommages solennels aux ancêtres et la révélation d’un monument commémoratif, une autre histoire, plus profonde, se raconte : celle d’une résurrection. Celle orchestrée par un homme, Cyrus Ngo’o, le Directeur général qui a su redonner au géant endormi son aura d’antan et en faire le fer de lance d’une nouvelle ambition économique nationale.
Le poids de l’histoire et le choc du déclin
Il y a encore quelques années, le PAD, bien que vital, peinait sous le poids des ans. L’ensablement, la congestion chronique et une efficacité contestée entamaient son prestige et grévaient la compétitivité de toute l’économie camerounaise. Ce pilier, responsable de 70% du commerce intérieur, de près de 80% des recettes douanières et générant 14% des emplois formels, montrait des signes de faiblesse inquiétants. Le « berceau du Cameroun » avait besoin d’un souffle nouveau, d’un restaurateur visionnaire.
La vision Ngo’o : une transformation physique et stratégique
À la tribune, ce vendredi mémorable, Cyrus Ngo’o n’a pas seulement rendu un hommage mérité aux bâtisseurs du passé. Il a, avec une fermeté tranquille, dressé le bilan d’une révolution silencieuse. « Le port traverse une transformation physique comparable à celle des années 1970 », a-t-il affirmé. Une phrase lourde de sens qui résume plusieurs années d’efforts concentrés et de décisions courageuses.
La stratégie de Cyrus Ngo’o repose sur deux piliers indissociables : des investissements massifs pour moderniser les infrastructures et une reprise en main souveraine de la destinée du port. La reprise de la gestion du terminal par l’entreprise publique n’est pas un simple fait de gestion ; c’est un acte de souveraineté économique qui a permis de réorienter la stratégie opérationnelle vers l’efficacité et l’intérêt national. Sous son impulsion, les dragages se sont intensifiés, permettant l’accès de navires de plus grand tirant d’eau. Les quais ont été réhabilités, les équipements de manutention modernisés et la digitalisation des processus accélérée, fluidifiant les flux et réduisant les délais de séjour.
Les résultats concrets : un port performant et retrouvé
Cette métamorphose n’est pas qu’un vœu pieux. Elle se mesure aujourd’hui à l’aune de la performance retrouvée. La fluidité des opérations, la croissance du trafic et l’amélioration du taux de rotation des conteneurs sont devenus les nouvelles réalités du PAD. Les armateurs et les transitaires, premiers témoins de cette évolution, constatent une nette amélioration du climat des affaires. Le port n’est plus une contrainte, mais un atout pour les opérateurs économiques.
En réinscrivant le PAD dans une dynamique de croissance et d’excellence opérationnelle, Cyrus Ngo’o a fait bien plus que gérer une entreprise publique. Il a consolidé un maillon essentiel de la chaîne logistique nationale, boostant la compétitivité des produits camerounais sur les marchés internationaux. Il a sécurisé les recettes de l’État et conforté des milliers d’emplois.
Le monument dévoilé pour le 150e anniversaire est plus qu’un symbole du passé ; il est la pierre angulaire d’un avenir radieux. Grâce à la direction éclairée de Cyrus Ngo’o, le Port Autonome de Douala n’est plus seulement le gardien d’un héritage glorieux. Réarmé, modernisé et ambitieux, il est redevenu cet acteur performant et incontournable dans le commerce international et le golfe de Guinée, tel que l’a rêvé le Cameroun en ce jour de célébration. La renaissance est en marche.
Emmanuel Ekouli
