MBANKOMO, 29 novembre 2025 – La victoire était attendue, son ampleur, en revanche, est un plébiscite. Ce samedi, au Centre d’Excellence de la CAF à Mbankomo, Samuel Eto’o a été largement réélu pour un deuxième mandat à la présidence de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT). Face à un adversaire symbolique, le dénommé Kombi Moelle, l’ancienne gloire du football mondial a recueilli une quasi-unanimité, scellant par le vote la confiance que lui accordent les acteurs du football national.

Sur les 87 délégués habilités à voter, 85 ont glissé un bulletin en sa faveur. Seuls deux bulletins nuls sont venus troubler une scène qui ressemblait à un couronnement. Un score de 97,70 % qui sonne comme une légitimation sans appel de sa politique et de sa vision, entamées il y a quatre ans. Candidat unique à sa propre succession, Eto’o n’a laissé que peu d’espace à une opposition qui peinait à incarner une alternative crédible.

Un premier mandat sous le signe de la refondation

Élu pour la première fois en 2021 sur une promesse de révolutionner le football camerounais, Samuel Eto’o a passé son premier mandat à poser les fondations d’un édifice qu’il souhaite voir achever. Sa réélection n’est donc pas une surprise, mais elle s’apparente à une validation. Les délégués, représentants des clubs, des ligues et des autres composantes du football, ont massivement approuvé les axes majeurs de son action : la revalorisation du football national sous toutes ses facettes, la chasse aux dérives et la promesse d’un football professionnel et transparent.

Des projets structurants, souvent annoncés avec force, sont encore en chantier. La restructuration en profondeur des championnats, la construction d’infrastructures sportives modernes et, surtout, l’achèvement des travaux du nouveau siège de la FECAFOOT à Warda figurent en tête des priorités pour ces quatre prochaines années. Ce deuxième mandat se profile ainsi comme celui de la concrétisation, celui où les promesses doivent se transformer en réalités tangibles pour les millions de supporters camerounais.

Les défis d’une victoire écrasante

Si l’heure n’est plus aux polémiques, comme le soulignent les proches de la FECAFOOT, le chemin reste semé d’embûches. La pression sera immense sur les épaules de l’ancien attaquant. La performance des équipes fanions, notamment les Lions Indomptables, dont les résultats en compétitions internationales restent la principale vitrine du football camerounais, sera scrutée comme le baromètre de son succès. La gestion du football féminin et des catégories de jeunes constituera un autre test décisif.

La légitimité que lui confère ce score quasi parfait s’accompagne d’une responsabilité accrue. Samuel Eto’o n’a désormais plus d’excuses. Le temps des réformes est derrière lui ; place maintenant à celui des résultats. Les attentes sont à la mesure de son aura : immenses. Le football camerounais tout entier, des stades de terre battue de l’intérieur du pays aux pelouses rutilantes des stades internationaux, espère que ce nouveau règne de quatre ans, jusqu’en 2029, marquera l’avènement d’une ère faste, digne du palmarès de son désormais incontestable président.

Emmanuel Ekouli

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