Les 118e et 119e sessions ordinaires de la Commission nationale d’évaluation des formations dispensées à l’étranger (CNE) se sont tenues le 11 mars dernier à l’École normale supérieure de l’Université de Yaoundé I. Sur 3247 dossiers examinés, provenant de 48 pays et 202 institutions, seulement 25 cas de faux diplômes ont été identifiés. Ce chiffre, représentant une diminution considérable de faux diplômes au Cameroun, cette diminution est estimée à 0,76 %.

Tout laisse penser que cette diminution n’est pas le résultat d’une génération spontanée. Car le gouvernement camerounais a pris des mesures fortes. En réalité, le Cameroun a activement travaillé à renforcer ses mécanismes de vérification. La numérisation progressive des procédures de traitement des dossiers d’équivalence est sans doute le levier principal de cette réussite.

Le ministère de l’Enseignement supérieur (Minsup) s’est engagé, depuis quelques années, à évacuer tous ces faux diplômes en rendant la tâche plus ardue aux faussaires. On apprend que, désormais, la CNE examine minutieusement la conformité des diplômes étrangers, rejetant ceux issus de formations en ligne non homologuées, de formations délocalisées non autorisées, de formations non diplômantes, des diplômes à caractère religieux non reconnus, ou encore les validations d’acquis d’expérience non conformes.

Si le Cameroun montre la voie avec cette baisse significative, la lutte contre les faux diplômes reste un défi majeur à l’échelle du continent africain. De nombreux pays sont encore confrontés à l’ampleur de ce phénomène. Le Cameroun peut faire partie des pionniers dans la traque de ces faux diplômes en continuant d’investir dans la numérisation.

Jean-Michel Bios

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