Décidément, le barrage hydroélectrique de Nachtigal, sur le fleuve Sanaga, n’arrive toujours pas à injecter toute sa production de 420 MW dans le circuit. Actuellement, cet ouvrage énergétique ne produit que 280 MW, un peu plus de 60 %. Et beaucoup moins arrive en réalité dans le circuit à cause de la qualité désastreuse de la ligne qui conduit cette énergie électrique.

Cette situation est tellement préoccupante qu’elle a obligé le ministre de l’Eau et de l’énergie à programmer une mission sur le site du barrage, à Batchenga dans le département de la Lekié (région du Centre). Gaston Eloundou Essomba veut s’enquérir de la situation, mais surtout rassurer les Camerounais. Car le gouvernement camerounais continue d’afficher son enthousiasme quant à la performance de ce barrage pourtant décrié par l’opinion.

C’est ainsi que le ministère de l’Eau et de l’énergie (Minee) fait savoir que six des sept turbines tournent plein gaz. Et si la production est encore en deçà des attentes c’est à cause de la sécheresse, qui a entrainé la baisse du débit de la Sanaga. « Nachtigal est un bel ouvrage. Nachtigal est une réussite sur le plan technologique. Nachtigal est une fierté pour notre pays. Toutes les machines sont opérationnelles. Il suffit tout simplement qu’on ait le débit d’eau maximal pour que le barrage donne les 420 MW qui sont son niveau de production. Sur le plan économique, l’énergie c’est l’oxygène de l’industrie. On l’a toujours dit. S’il n’y a pas d’énergie, il n’y a pas de croissance économique. Donc le barrage de Nachtigal vient donc booster notre croissance économique », indique Gaston Eloundou Essomba.

Il assure aussi que l’énergie actuellement consommée au Cameroun dans les ménages, dans le réseau interconnecté sud, elle provient au moins à 30 % du barrage de Nachtigal.

Jean-Michel Bios

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