Cinq ans après sa dernière aventure, l’emblématique technicien français s’engage jusqu’en 2027. Omar Daf sera son adjoint.
Il avait disparu des radars depuis 2021, laissant planer le doute sur une retraite définitive. Mais l’inoxydable Claude Le Roy n’a pas dit son dernier mot. À 78 ans, le French doctor reprend du service et s’apprête à être officiellement nommé sélectionneur du Congo. Objectif : ramener les Diables Rouges en Coupe d’Afrique des nations (CAN) pour la première fois depuis 2015. À l’époque, c’était déjà lui qui était aux commandes.
Ce nouveau défi, le « Sorcier blanc » le relève avec une double casquette : celle du vétéran globe-trotter et celle du visionnaire. Sans poste depuis son départ du Togo en 2021, Le Roy va ainsi connaître sa neuvième expérience sur le banc d’une sélection africaine. Un CV à faire pâlir plus d’un confrère : Cameroun (1985-1988, 1998), Sénégal (1988-1992), RD Congo (2004-2006, 2011-2013), Ghana (2006-2008), Congo (2013-2015) et Togo (2016-2021). À chaque passage, son empreinte et ses lunettes légendaires.
Omar Daf, la touche jeune et expérimentée
Pour l’épauler dans cette mission quasi impossible, Le Roy a choisi un fidèle du football français : Omar Daf. L’ancien entraîneur de Sochaux et d’Amiens, réputé pour sa rigueur défensive, apportera sa fraîcheur et sa connaissance du jeu moderne. Un duo générationnel fascinant, entre la sagesse d’un patriarche et l’ambition d’un technicien de 47 ans encore sur la pente ascendante. Le contrat court jusqu’à la CAN 2027, qui se déroulera en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda. Pas de place pour l’improvisation.
Un groupe G relevé mais pas insurmontable
Le Congo devra pour cela sortir d’une poule piégeuse. Placé dans le groupe G des qualifications, il retrouvera le Cameroun (son voisin et rival), les Comores – révélation de la dernière CAN – et la Namibie. Seules les deux premières places seront qualificatives. Un défi immense pour une sélection qui n’a plus goûté à la phase finale depuis… 2015, justement sous la houlette de Claude Le Roy, auteur d’un quart de finale historique.
À l’époque, les Diables Rouges avaient surpris le continent. Huit ans plus tard, l’homme de 78 ans remet le couvert. « Le foot, c’est ma drogue. Tant que j’aurai la santé et la passion, je répondrai présent », confiait-il récemment à un proche. Avec lui, rien n’est jamais figé. L’aventure commence immédiatement. La légende continue.
Emmanuel Ekouli
