Yaoundé, le 29 avril 2026 – Trois ans après son lancement officiel, la Couverture Santé Universelle (CSU) camerounaise affiche des résultats qui dépassent toutes les prévisions. Ce mercredi, au Centre de Coordination et d’Opérations d’Urgence de Santé Publique (CCOUSP) de Yaoundé, le ministre de la Santé Publique, Manaouda Malachie, a dressé un bilan éloquent sous l’œil des médias nationaux et internationaux.

Alors que certains sceptiques évoquaient une possible lenteur administrative, les chiffres parlent d’eux-mêmes. 4,6 millions de Camerounais sont désormais effectivement enrôlés dans le dispositif, portant le taux d’adhésion à 81 % de la cible. « Ce n’est pas une réforme de façade, c’est une transformation profonde de notre système de santé, voulue par le président Paul Biya », a martelé le ministre, soulignant que l’ambition initiale de justice sociale est en bonne voie de réalisation.

L’impact financier, lui, est spectaculaire et se mesure directement dans le portefeuille des ménages, en particulier les plus vulnérables. Les actes et soins autrefois hors de portée sont devenus accessibles. Une césarienne, dont le coût pouvait atteindre plusieurs centaines de milliers de francs CFA, est désormais facturée 6 000 FCFA dans les hôpitaux publics conventionnés. Le traitement de l’insuffisance rénale chronique, fléau économique pour les familles, a vu son coût annuel s’effondrer : de 520 000 FCFA à seulement 15 000 FCFA.

Le dispositif assure déjà la gratuité totale pour 2,9 millions de consultations pédiatriques, protégeant ainsi les enfants de nombreuses maladies évitables. Par ailleurs, la prise en charge intégrale du VIH et de la tuberculose est désormais effective, supprimant un frein majeur à l’observance des traitements.

Mais le gouvernement ne compte pas s’arrêter là. Devant la presse, Manaouda Malachie a dévoilé les prochaines étapes sous l’impulsion du chef de l’État. Le panier de soins va s’élargir dans les mois à venir pour inclure les hépatites virales et le diabète infantile, deux pathologies en progression dans le pays. Parallèlement, le ministre a reconnu les défis persistants, notamment l’accessibilité géographique en zones rurales et la nécessité d’accélérer la digitalisation des procédures d’enrôlement et de remboursement.

Cette réforme s’appuie également sur une approche préventive de grande envergure : plus de 6,8 millions de visites à domicile ont déjà été réalisées par les équipes de santé communautaire, détectant précocement les grossesses à risque et les maladies chroniques.

En affirmant que la CSU est désormais « le socle de la justice sociale au Cameroun », le ministre a résumé l’ambition présidentielle : garantir l’accès aux soins essentifs sans aucun risque d’appauvrissement pour les citoyens. Un pari qui, trois ans après son lancement, semble avoir déjà changé la vie de millions de Camerounais.

Tchodjou Paul Laurent

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