Cette année, Gaston Eloundou Essomba est plus que jamais déterminé à mettre un terme à la fraude à l’électricité sur l’ensemble du triangle national. Le ministre de l’Eau et de l’énergie (Minee) rappelle pour cela qu’une campagne de répression démarre cette semaine. Au Minee, on assure que cette initiative a pour but d’assainir le secteur et de garantir une meilleure distribution de l’énergie électrique dans le pays.
Pour cette campagne, Gaston Eloundou Essomba a pris le temp de lister les types de fraude. Selon le ministre, trois principaux types de fraudes sont identifiés. Il y a d’abord la fraude au comptage qui consiste à manipuler les compteurs afin de réduire artificiellement la consommation d’électricité dans les ménages.
Le ministre met aussi à l’index le vol direct sur réseau par branchement clandestin. « Cette pratique consiste à consommer de l’énergie électrique sans contrat ni compteur, via un raccordement illégal sur une ligne basse tension », comme on l’explique au Minee. Enfin, il y a la fraude par vente illicite initiée par des revendeurs informels, qui distribuent l’électricité et perçoivent des paiements illicites pour la consommation d’énergie électrique.
Manque à gagner
Il faut toutefois rappeler que ce n’est pas la première fois que le Minee dénonce ces fraudes. Voilà en effet plusieurs années que ce problème persiste. Le gouvernement, par le passé, a même alerté l’opinion sur l’ampleur de ce fléau et même sur le manque à gagner de l’énergéticien Eneo. Des campagnes de sensibilisation et des opérations coup de poing ont déjà été menées à plusieurs reprises, notamment en 2023 et 2024, pour débusquer les fraudeurs et les ramener à la légalité. Visiblement, ces campagnes n’ont pas suffi à assainir le secteur.
C’est bien pourquoi beaucoup se demande si cette fois Gaston Eloundou Essomba va parvenir à réaliser l’essai. A en croire des observateurs, cette dépendra de la pérennité des actions, de la rigueur dans l’application des sanctions, de la collaboration de tous les acteurs (citoyens, forces de l’ordre, justice) et de la mise en place de solutions technologiques pour rendre la fraude plus difficile. Tout un programme en tout cas.
Jean-Michel Bios
