Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, est attendu sur le chantier routier Babadjou-Bamenda cette semaine pour une visite d’inspection. L’ingénieur du gouvernement veut s’assurer que cette route sera praticable dans les prochaines semaines, pour permettre aux chrétiens catholiques d’accompagner le pape Léon XIV qui est attendu à Bamenda lors de sa visite de quatre jours au Cameroun.
Le souverain pontife va dire une messe à l’aéroport de Bamenda le 16 avril, dans l’après-midi. Il est aussi prévu qu’il prononce un discours pour la paix, le même jour, à la cathédrale Saint-Joseph de la ville. Le pape milite pour un retour à la paix dans cette partie du pays en proie à une crise sécuritaire entretenue par des indépendantistes anglophones.
Ces deux rendez-vous de Bamenda sont très attendus, et ils vont sans doute attirer beaucoup de monde. C’est pourquoi Emmanuel Nganou Djoumessi veut accélérer les travaux sur ce tronçon entre Babadjou et Bamenda. Et pourtant, avant la publication du programme de la visite du pape Léon XIV, le membre du gouvernement semblait bien vouloir prendre son temps.
Cette route est pourtant essentielle pour l’économie du pays en ceci qu’elle doit désenclaver la région du Nord-Ouest, coupée du reste du pays sans cette desserte longue de plus de 60 kilomètres. De même, cette route doit améliorer les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Nigeria voisin.
Depuis le début des travaux, le chantier a accusé de nombreux retards dus en partie à la crise sécuritaire qui secoue les régions anglophones du pays. Mais aussi à cause de lenteurs diverses. Parvenu à cette date, les lenteurs accusées ne permettent toujours pas la circulation optimale sur certains axes de ce tronçon prioritaire, même si une bonne partie du circuit est déjà achevée.
Jean-Michel Bios
