Élue Femina Miss Congo 2023 à seulement 19 ans, Nyota Weshanga a vu sa vie basculer en un soir. Entre les projecteurs, les responsabilités sociales et les opportunités professionnelles, la jeune reine de beauté a choisi de suspendre temporairement ses études. Une décision mûrie, assumée et soutenue par ses proches, qu’elle explique sans détour.
Kinshasa, novembre 2023. Nyota Weshanga, étudiante en deuxième année de marketing de mode à l’Institut Supérieur des Arts et Métiers (ISAM) de Kinshasa, voit son nom illuminer la scène du concours Femina Miss Congo. À 19 ans, elle devient l’une des plus jeunes ambassadrices de la beauté congolaise. Mais derrière l’éclat de la couronne se cache un dilemme : poursuivre ses études ou embrasser pleinement les opportunités qui s’offrent à elle.
Près d’un an après son sacre, l’ancienne miss revient, dans un entretien accordé à la rédaction de LePotentiel.cd, sur cette décision qui a surpris plus d’un : mettre ses études entre parenthèses. « Être Femina Miss Congo vous ouvre des portes. Tout dépend des opportunités, des envies et du caractère », confie-t-elle d’emblée, le ton posé mais déterminé.
Car son règne n’a pas été une simple succession de galas et de séances photo. Nyota s’est investie corps et âme dans des causes qui lui sont chères, notamment la protection de l’environnement. Sensibilisation dans les écoles, campagnes de nettoyage, plaidoyers pour des gestes écoresponsables : la jeune femme a mis son image au service d’un engagement citoyen bien réel. Pourtant, c’est un autre univers qui a finalement précipité sa décision : celui de la mode et du mannequinat.
« J’ai toujours adoré l’univers de la mode et du mannequinat, c’est pourquoi je n’ai pas voulu gâcher les opportunités qui se sont présentées devant moi », explique-t-elle. Et ces opportunités, elle les décrit comme une succession de propositions concrètes : collaborations avec des créateurs, apparitions médiatiques, contrats d’image, voyages professionnels. Un rythme effréné difficile à concilier avec les bancs de l’université.
Loin d’être une rupture avec les études, ce choix s’inscrit dans une stratégie à long terme. « J’ai décidé de mettre en pause, pas d’abandonner », précise la jeune femme, qui n’exclut pas de reprendre plus tard son cursus en marketing de mode. Une filière, d’ailleurs, qui n’est pas sans lien avec le secteur qu’elle explore aujourd’hui sur le terrain.
Pour prendre une telle décision à un âge où beaucoup hésitent encore, Nyota Weshanga insiste sur un élément clé : le soutien familial. « Ma famille, et surtout mes parents, m’ont encouragée à saisir les occasions qui s’offraient à moi », confie-t-elle. Un appui précieux qui lui a permis de faire ce pari sans crainte du regard des autres.
Aujourd’hui, si certains pourraient y voir une priorité donnée à la carrière au détriment des diplômes, Nyota assume pleinement : « Tout est une question de timing. Parfois, il faut savoir saisir sa chance quand elle passe. » Un témoignage qui résonne comme une leçon de vie pour de nombreuses jeunes filles congolaises, tiraillées entre ambitions académiques et rêves professionnels.
Reste à savoir si la pause se transformera en nouveau départ. Une chose est sûre : avec ou sans couronne, Nyota Weshanga continue d’écrire son chemin, un défilé à la fois.
Emmanuel Ekouli
