Une bataille législative historique, une réponse gouvernementale décevante, et une mobilisation citoyenne qui refuse de faiblir.

Le 2 juillet dernier, l’Assemblée Nationale a été le théâtre d’un plaidoyer parlementaire intense et houleux, porté par le Réseau des femmes parlementaires pour le genre, en faveur de l’adoption d’une loi spécifique contre les violences basées sur le genre (VBG). Une initiative audacieuse, saluée par les organisations de la société civile (OSC), mais qui se heurte encore à une frilosité inquiétante du gouvernement.

Les femmes bien présentes…

Un plaidoyer porté par des voix fortes, une réponse ministérielle en demi-teinte

Parmi les figures marquantes de cette session, Me Wouami Mbatang Bertile, lauréate 2024 du prix Irwin Cotler du Haut Commissariat du Canada en droits de l’Homme, a livré un argumentaire percutant. Elle a mis en lumière la vulnérabilité accrue des femmes en union libre, confrontées à un vide juridique criant en cas de séparation ou de décès de leur partenaire.

« Ces femmes, privées de statut légal, se retrouvent sans protection, sans droits successoraux, et souvent expulsées du domicile conjugal du jour au lendemain », a-t-elle dénoncé, appelant à une réforme urgente pour sécuriser leur situation.

Pourtant, la réponse du ministre délégué auprès du ministre de la Justice a laissé un goût d’inachevé. S’il a fermement condamné les féminicides et reconnu l’ampleur des violences faites aux femmes, aucun engagement clair n’a été pris sur l’adoption d’une loi spécifique. Pis, il a renvoyé la balle au Premier Ministère, où le texte serait actuellement bloqué.

« Nous ne pouvons pas nous contenter de dénoncer. Il faut légiférer, et vite », a réagi une parlementaire sous couvert d’anonymat.

Le plaidoyer bien en en marche

La démocratie et la diplomatie de couloir : une nouvelle stratégie s’impose

Face à cette inertie, les défenseurs des droits des femmes envisagent désormais une approche plus tactique. « Si les débats publics ne suffisent pas, nous userons de la diplomatie de couloir, du lobbying ciblé, et de la pression médiatique », confie une militante.

Les OSC, quant à elles, refusent de baisser les bras. Une coalition inédite d’associations féministes, d’avocates engagées et de survivantes de violences prépare une campagne nationale pour maintenir la pression sur les décideurs.

La mobilisation ne faiblira pas

Une solidarité prometteuse, mais le temps presse

Malgré les obstacles, une lueur d’espoir persiste : la mobilisation ne faiblit pas. Des collectifs, des artistes, et même des chefs traditionnels commencent à se joindre au mouvement, conscient de l’urgence.

« Chaque jour sans loi, ce sont des vies de femmes en danger », rappelle Me Bertile. Le compte à rebours est lancé.

La question reste en suspens : le gouvernement osera-t-il enfin agir ?

Et vous, que pensez-vous de cette bataille législative ? Partagez votre avis en commentaire !

Emmanuel Ekouli


🔎 À suivre :

  • Prochaine action des OSC : Une marche nationale prévue en septembre
  • Le Réseau des femmes parlementaires promet de relancer le débat en commission
  • Un projet de loi citoyen en préparation ?

📌 Restez connectés pour les dernières actualités sur ce combat crucial.

Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *