Le ministère des Relations extérieures a alerté, le 12 décembre 2025, sur des débits bancaires anormaux affectant des utilisateurs de la plateforme officielle de demande de visa en ligne, Evisacam. Cet incident, aux montants parfois conséquents, survient dans un contexte de transformation numérique majeure des services consulaires, devenue une source de revenus cruciale pour l’État.
Une note d’information officielle invite les usagers concernés à signaler ces prélèvements inhabituels via un formulaire dédié, promettant un traitement rapide en collaboration avec les partenaires bancaires.
Un dispositif de réclamation activé dans l’urgence
Face aux signalements d’usagers confrontés à des débits anormaux sur leurs comptes, les autorités ont réagi en mettant en place un canal de réclamation spécifique. Les personnes concernées sont invitées à remplir un formulaire en ligne accessible à l’adresse https://claim.evisacam.cm.
« Dans le cadre du suivi renforcé des transactions effectuées sur la plateforme Evisacam, il a été constaté que certains usagers pourraient avoir été confrontés à des débits anormaux sur leurs comptes bancaires », ont annoncé les autorités.
Les services compétents assurent que chaque dossier sera examiné « en collaboration avec les partenaires bancaires », dans l’objectif d’un « rétablissement rapide de la situation ». Si la note officielle ne détaille ni le nombre d’utilisateurs affectés ni l’origine technique du dysfonctionnement, certaines sources évoquent des montants anormaux pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros pour certains cas. Les responsables de la plateforme ont présenté leurs excuses aux usagers pour ces désagréments.
Un incident au cœur d’un projet stratégique et lucratif
Cet incident survient à un moment où le visa électronique, opérationnel depuis le 30 avril 2023, est devenu un pilier central de la modernisation consulaire et une manne financière significative pour le Cameroun.
Contexte et enjeux financiers du e-visa camerounais
· Date de lancement : 30 avril 2023
· Objectifs initiaux : Simplifier les procédures, réduire les délais, améliorer l’expérience usager
· Recettes générées (au 30 sept. 2025) : 46,873 milliards de FCFA
· Visas payants délivrés (sur la même période) : 411 439
· Augmentation des recettes consulaires : Plus de 300% grâce à la plateforme
Le système, qui permet aux étrangers d’obtenir une autorisation de voyage en ligne avant de faire apposer un visa biométrique à l’arrivée, a considérablement dopé les recettes publiques. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a indiqué que ces revenus contribuaient au financement du programme économique et social de l’État.
Un partenariat public-privé récemment actualisé
La plateforme Evisacam est le fruit d’un partenariat public-privé (PPP) entre l’État camerounais et le groupe ivoirien Impact Palmarès R&D SAS. Un premier avenant à ce contrat a justement été signé le 5 décembre 2025, une semaine avant la révélation des anomalies de paiement, afin de renforcer la sécurisation et la conformité juridique du service.
Le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a expliqué que cette actualisation visait à prendre en compte « des défis qui se sont révélés au fil de la mise en œuvre » du contrat. Le partenaire privé détient une concession de 10 ans pour l’exploitation de cette plateforme de digitalisation.
Des anomalies de paiement ébranlent la confiance dans la plateforme de visa électronique
Le ministère des Relations extérieures a alerté, le 12 décembre 2025, sur des débits bancaires anormaux affectant des utilisateurs de la plateforme officielle de demande de visa en ligne, Evisacam. Cet incident, aux montants parfois conséquents, survient dans un contexte de transformation numérique majeure des services consulaires, devenue une source de revenus cruciale pour l’État.
Une note d’information officielle invite les usagers concernés à signaler ces prélèvements inhabituels via un formulaire dédié, promettant un traitement rapide en collaboration avec les partenaires bancaires.
Un dispositif de réclamation activé dans l’urgence
Face aux signalements d’usagers confrontés à des débits anormaux sur leurs comptes, les autorités ont réagi en mettant en place un canal de réclamation spécifique. Les personnes concernées sont invitées à remplir un formulaire en ligne accessible à l’adresse https://claim.evisacam.cm.
« Dans le cadre du suivi renforcé des transactions effectuées sur la plateforme Evisacam, il a été constaté que certains usagers pourraient avoir été confrontés à des débits anormaux sur leurs comptes bancaires », ont annoncé les autorités.
Les services compétents assurent que chaque dossier sera examiné « en collaboration avec les partenaires bancaires », dans l’objectif d’un « rétablissement rapide de la situation ». Si la note officielle ne détaille ni le nombre d’utilisateurs affectés ni l’origine technique du dysfonctionnement, certaines sources évoquent des montants anormaux pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros pour certains cas. Les responsables de la plateforme ont présenté leurs excuses aux usagers pour ces désagréments.
Un incident au cœur d’un projet stratégique et lucratif
Cet incident survient à un moment où le visa électronique, opérationnel depuis le 30 avril 2023, est devenu un pilier central de la modernisation consulaire et une manne financière significative pour le Cameroun.
Contexte et enjeux financiers du e-visa camerounais
· Date de lancement : 30 avril 2023
· Objectifs initiaux : Simplifier les procédures, réduire les délais, améliorer l’expérience usager
· Recettes générées (au 30 sept. 2025) : 46,873 milliards de FCFA
· Visas payants délivrés (sur la même période) : 411 439
· Augmentation des recettes consulaires : Plus de 300% grâce à la plateforme
Le système, qui permet aux étrangers d’obtenir une autorisation de voyage en ligne avant de faire apposer un visa biométrique à l’arrivée, a considérablement dopé les recettes publiques. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a indiqué que ces revenus contribuaient au financement du programme économique et social de l’État.
Un partenariat public-privé récemment actualisé
La plateforme Evisacam est le fruit d’un partenariat public-privé (PPP) entre l’État camerounais et le groupe ivoirien Impact Palmarès R&D SAS. Un premier avenant à ce contrat a justement été signé le 5 décembre 2025, une semaine avant la révélation des anomalies de paiement, afin de renforcer la sécurisation et la conformité juridique du service.
Le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a expliqué que cette actualisation visait à prendre en compte « des défis qui se sont révélés au fil de la mise en œuvre » du contrat. Le partenaire privé détient une concession de 10 ans pour l’exploitation de cette plateforme de digitalisation.
La confiance des usagers mise à l’épreuve
Si les autorités mettent en avant leur réactivité, l’incident affecte la confiance des utilisateurs, comme en témoignent des commentaires publiés en ligne. Certains voyageurs décrivent des expériences négatives, évoquant des frais de traitement élevés, des délais non respectés et un service client peu réactif.
« The evisa is a nightmare. The handling company is charging high process fee and they do not respect their own dateline », témoigne un utilisateur sur les réseaux sociaux.
D’autres commentaires comparent défavorablement le système camerounais à ceux de pays voisins, perçu comme plus rapides et moins coûteux. Ces réactions illustrent les défis qui persistent dans la quête d’une administration numérique à la fois efficace, sécurisée et centrée sur l’usager.
Alors que le Cameroun poursuit sa diplomatie numérique avec des projets comme un centre d’innovation au ministère des Relations extérieures, la gestion transparente et efficace de cet incident de paiement sera cruciale. Elle déterminera si la promesse d’une modernisation fiable et au service du citoyen peut être tenue.
Si les autorités mettent en avant leur réactivité, l’incident affecte la confiance des utilisateurs, comme en témoignent des commentaires publiés en ligne. Certains voyageurs décrivent des expériences négatives, évoquant des frais de traitement élevés, des délais non respectés et un service client peu réactif.
« The evisa is a nightmare. The handling company is charging high process fee and they do not respect their own dateline », témoigne un utilisateur sur les réseaux sociaux.
D’autres commentaires comparent défavorablement le système camerounais à ceux de pays voisins, perçu comme plus rapides et moins coûteux. Ces réactions illustrent les défis qui persistent dans la quête d’une administration numérique à la fois efficace, sécurisée et centrée sur l’usager.
Alors que le Cameroun poursuit sa diplomatie numérique avec des projets comme un centre d’innovation au ministère des Relations extérieures, la gestion transparente et efficace de cet incident de paiement sera cruciale. Elle déterminera si la promesse d’une modernisation fiable et au service du citoyen peut être tenue.
Emmanuel Ekouli
