Il ne parle pas du Cameroun, il le montre. Il ne joue pas pour le Cameroun, mais il le fait jouer avec lui sur les parquets de la National Basketball Association (NBA), la principale ligue de basket au monde. Drôle de choix pour Pascal Siakam, l’ailier des Pacers de l’Indiana. Il côtoie la constellation des étoiles du basket en NBA et même loin de chez lui, Pascal Siakam a amené avec lui un peu de sa terre, un peu de son Douala natal qu’il ne manque d’exposer à sa convenance.
C’est le cas cette année, lors du NBA All-Star Game 2026. Devant les caméras, Pascal Siakam a arboré le maillot de Samuel Eto’o de l’Inter Milan de 2010. Ce geste, simple en apparence, a eu une portée immense.
Samuel Eto’o s’est empressé d’exprimer sa fierté, soulignant que « l’excellence n’efface jamais les racines » et que la réussite prend tout son sens quand elle inspire et rassemble. Sans aucun doute une ode à l’unité nationale camerounaise que Pascal Siakam a choisi de promouvoir à sa manière.
Quand ce n’est pas le maillot de Samuel Eto’o qu’il arbore, Pascal Siakam montre l’étendue de la richesse musicale de son pays. On le voit trop souvent, dans de courtes vidéos, chantonner les succès populaires camerounais en esquissant des pas de danses maladroits sans gêne.
Au-delà des parquets, Pascal Siakam s’investit aussi activement pour la jeunesse camerounaise avec les activités de sa fondation PS43. La star de la NBA a créé la bourse « Pascal Siakam Scholarship » pour soutenir les étudiants camerounais souhaitant poursuivre des études technologiques à l’université du Nouveau-Brunswick au Canada. Il organise également des camps de basketball au Cameroun, comme le Camp Skill dans la ville de Douala, pour inspirer et former les jeunes joueurs en leur transmettant des valeurs essentielles.
Jean-Michel Bios
