À 22 ans, la jeune diplômée en comptabilité a été sacrée dimanche à Kinshasa devant un public conquis. Elle portera durant son mandat un combat intime et universel : la santé mentale.

Dans la nuit du dimanche 12 avril, l’Hôtel Marguerite de Kinshasa vibrait encore au rythme des applaudissements. Après plus de trois heures de spectacle placé sous le signe du rêve, Lucie Nzambi, Miss Kasaï-Central, a été couronnée Femina Miss Congo 2025. Un sacre qui marque l’avènement d’une personnalité discrète mais déterminée, succédant à la Lomamienne Octavie Kabuya.

Face à trente candidates âgées de 18 à 30 ans, cette jeune femme de 22 ans a su séduire un double jury – professionnel et public – dont le verdict mêlait les suffrages. Elle devance Miss Kongo-Central, élue première dauphine, et Miss Équateur, deuxième dauphine. La première est gestionnaire, la seconde actrice dans une série diffusée sur Maboke TV. Des profils variés qui illustrent la diversité des talents congolais.

Diplômée en comptabilité, Lucie Nzambi n’est pas une novice sous les projecteurs. En 2024, elle a participé à la tournée africaine du chanteur Singuila, célébrant vingt ans de carrière. À cette occasion, l’agence Pygma l’avait intégrée à un dispositif artistique pour sublimer l’esthétique des concerts à Kinshasa. « Une expérience enrichissante sur le plan professionnel », confie-t-elle sobrement.

Mais c’est son engagement pour la santé mentale qui marque la véritable singularité de son règne. « C’est une cause essentielle. Elle nous concerne tous. Il est temps de briser les tabous : notre fragilité fait aussi notre force », a-t-elle martelé au micro, visiblement émue. Un plaidoyer rare dans l’univers des concours de beauté, qu’elle entend porter sur l’ensemble du territoire.

« Je suis très honorée d’avoir été choisie pour représenter les Congolais », a-t-elle déclaré, avouant être encore « sur un petit nuage ». Malgré l’ivresse du triomphe, la nouvelle miss affiche déjà la maturité d’une femme d’action.

Cette troisième édition de Femina Miss Congo a également été marquée par une évolution règlementaire significative. Si la taille minimale de 1,70 m est maintenue, le concours est désormais ouvert à toutes les femmes majeures, sans limite d’âge, y compris les femmes mariées ou mères de famille. Une décision saluée par les observateurs comme un pas décisif vers l’inclusion et la modernité.

Le prochain défi pour Lucie Nzambi ? Préparer la finale internationale tout en lançant des initiatives locales sur la santé mentale. Une ambition à la hauteur de son nouveau statut.

Ndongo Tsala Christophe

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